25/05/2019 14:45
Des milliers de jeunes gens - dont environ 15.000 à Paris - étaient de nouveau dans la rue vendredi 24 mai en France pour réclamer aux dirigeants davantage d'action contre le réchauffement planétaire.
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Des milliers de personnes ont défilé à Paris pour le climat, le 24 mai.
Photo: AFP/VNA/CVN

Cette 2e grande journée de grève pour le climat a cependant moins mobilisé que le 15 mars. Dans la capitale, 14.800 personnes ont défilé, à vive allure, d'Opéra à République, selon un comptage du cabinet Occurrence pour un collectif de médias dont l'AFP. En mars elles étaient entre 29.000 et 40.000 selon les sources.

"Désolé maman, je sèche comme la planète", résumait une pancarte.

Dans la foule, Pauline, Franco-Allemande de 16 ans, déjà là en mars. Elle montre sa pancarte "make no CO2" avec un drapeau de l'UE: "les élections européennes sont super importantes car c'est le dernier Parlement qui pourra faire quelque chose", avant qu'il ne soit trop tard pour le climat, estime-t-elle.

Maxence, 19 ans, étudiant en Sport Étude, d'Aubervilliers, explique marcher "pour (son) avenir, pour dire qu'on peut en avoir un". Il dit avoir épluché les programmes des partis et regarder ceux qui parlent "du climat et des études".

Manifestation pour le climat, le 24 mai à Paris.
Photo: AFP/VNA/CVN

En tête de cortège, des militants anti-capitalistes. Aperçus aussi, des militants anti-nucléaire, des anti-publicité décrochant les affiches, une poignée de "gilets jaunes"...

À deux jours du scrutin européen, la France insoumise, tracts en main, Europe Écologie (EELV) ou les Jeunesses communistes sont là.

Avant le départ, certains manifestants s'étaient rendus à la mairie du XIXe arrondissement pour retirer le portrait officiel du président Emmanuel Macron, dans une campagne de "décrochage" menée depuis trois mois pour réclamer plus d'action contre le réchauffement, portrait qu'ils ont porté pendant la marche.

"Chaud must not go on"

À Lyon, la journée a réuni 3.000 personnes selon les organisateurs, 2.000 selon la préfecture, avec en banderole de tête "6e extinction, toutes et tous en action".

La mobilisation était plus faible qu'en mars (12.000), mais l'organisation affichait sa satisfaction après la tenue de plusieurs actions de désobéissance civile: 60 arbres plantés, et 6 tronçons de pistes cyclables peints à la bombe. Selon l'association Alternatiba, deux mineurs ont été interpellés pour avoir tracé les fausses pistes.

Trois portraits d'Emmanuel Macron ont été décrochés par des militants d'Alternatiba et de Youth for climate.

Dans le cortège, Fleur, lycéenne de 1re, s'était dessiné deux traits verts de guerrière du climat sur les joues: "Je suis là pour inciter les gens à voter Verts dimanche 26 mai parce que nous on peut pas le faire".

À Montpellier, 1.400 (préfecture) à 3.000 (organisateurs) jeunes, accompagnés d'enseignants, de syndicalistes et de gilets jaunes, ont défilé avec énergie. "État d'urgence climatique", "No nature, no future", disaient leurs banderoles.

"Des gaz à effet de serre, du plastique dans les mers, de cette société-là, on n'en veut pas!", scandaient-ils, huant aussi des panneaux électoraux installés pour les européennes de dimanche.

Plusieurs adolescents ont défilé en caleçon avec des feuilles de vigne: "The Chaud must not go on", "Garder la Terre avant de viser la Lune", pouvait-on lire sur les pancartes. Un préavis de grève avait été déposé par une large intersyndicale à l'université de Montpellier.

À Nantes, 2.600 manifestants, selon la police, ont participé à un "die-in" avant de déambuler dans une ambiance survoltée.

À Lille, 850 protestataires ont aussi fait les morts, équipés de pierres tombales en carton disant par exemple: "Daphné, 2003-2019, tuée par Monsanto-Bayer", "Marika, 1994-2019, morte d'un cancer dû aux particules fines".

Ailleurs, ils étaient environ 1.000 à Tours, quelques centaines à Marseille, 500 à Rennes, entre 750 et 1.500 à Dijon, 650 à Angers selon la police (3.600 le 15 mars), 650 à Grenoble et 700 à Valence selon la police, 500 à Clermont-Ferrand, entre 300 et 400 à Bordeaux, idem à Toulouse. "Terrien, sans la terre, t'es rien", soulignait une banderole marseillaise.

AFP/VNA/CVN
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