07/03/2018 16:21
Pluies abondantes, insalubrité récurrente, pénurie de médicaments, et le mélange est meurtrier. Dans l'Angola, pourtant riche de son pétrole, le paludisme continue obstinément à décimer la population, symptôme de la faillite de tout un État.
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Un médecin au chevet d'un enfant atteint de paludisme, le 22 février dans un hôpital de Luanda. Photo : AFP/VNA/CVN

Depuis le début de l'année, plus de 300.000 cas ont été enregistrés sur l'ensemble du pays, selon les chiffres officiels. Au palmarès des provinces touchées, celle de Luanda arrive en tête, avec plus de 75.225 cas et 117 décès, suivie de celle Benguela (Centre-Ouest) avec 43.751 cas et 213 décès. En 2017, le pays a enregistré 7.000 morts.

L'Afrique subsaharienne enregistre 90% des cas de paludisme dans le monde et 92% des décès dus à cette maladie, qui se propage par des moustiques infectés. En Angola, le paludisme reste l'une des premières causes de mortalité.

Comme chaque année pendant la saison des pluies, les hôpitaux publics sont totalement dépassés. Dans la clinique Cajueiros, au coeur du quartier populaire de Cazenga à Luanda, des dizaines de mères et leurs enfants font la queue dès l'aube pour une consultation.

"Pas de médicaments"

De l'eau stagnante dans une rue d'un bidondville de Luanda, le 22 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous enregistrons chaque jour au moins 15 à 20 cas de paludisme dans notre hôpital", contre un ou deux seulement en saison sèche, constate le médecin pédiatre Miguel Sebastiao.

"Ici, ils ne donnent pas de médicaments. Tu peux avoir une consultation gratuite, mais on te donne une ordonnance pour acheter les médicaments dans une pharmacie de rue", se plaint Rosa Eduarte, venue consulter pour sa fille de 5 ans. Mais, faute de moyens, elle n'a pas d'autre choix que de frapper aux portes des hôpitaux publics.

Dans ces établissements, on manque de tout : coton, seringues, gants et surtout médicaments. "Nous n'avons pas de comprimés ici", reconnaît dépitée Marcelina Paulina, infirmière à l'hôpital Palanca Dona Paulina de Luanda.

Les conséquences de cette pénurie sont sans appel. En 2016, une épidémie de fièvre jaune qui a fait près de 400 morts dans le pays.

AFP/VNA/CVN

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