25/06/2020 09:54
Trois semaines après le lancement d'une concertation pour "sauver l'emploi", Emmanuel Macron a reçu à nouveau mercredi 24 juin les leaders syndicaux et patronaux pour leur dévoiler de premiers arbitrages sur le nouveau dispositif de chômage partiel de longue durée et le chômage partiel classique, qui ont été accueillis avec quelques réserves des partenaires sociaux.
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Réunion des partenaires sociaux à l'Élysée, à Paris, le 24 juin.
Photo : AFP/VNA/CVN

Alors que l'Unédic anticipe la destruction de 900.000 emplois en 2020, organisations syndicales et patronales attendaient des "orientations" sur cinq sujets - chômage partiel, assurance-chômage, emploi des jeunes, travail détaché et formation professionnelle - discutés au ministère du Travail depuis le 8 juin.

C'est surtout le chômage partiel classique, en vigueur depuis le début de la crise, et le nouveau dispositif - qui nécessitera un accord collectif majoritaire ou de branche et entrera en vigueur le 1er juillet - qui ont fait l'objet d'annonces détaillées.

Le dispositif de longue durée, réclamé par les partenaires sociaux, permettra ainsi d'indemniser les salariés à 84% du salaire net avec un reste à charge de 15% pour les entreprises pour une durée maximale de deux ans.

Inspiré d'un texte de la métallurgie, ce système est destiné aux secteurs qui sont les plus en difficulté comme l'aéronautique et le tourisme. Il sera plus avantageux que le régime classique, qui à compter du 1er octobre n'indemnisera plus les salariés qu'à hauteur de 72% du salaire net avec un reste à charge de 40% pour les entreprises. Actuellement ce régime, dont les modalités ont changé au 1er juin (à l'exception de certains secteurs), permet à une entreprise dont l'activité est réduite d'indemniser le salarié à hauteur de 84% du net (100% pour le Smic) dans la limite de 4,5 Smic, avec un reste à charge de 15% pour les entreprises. 

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, s'est montré satisfait que l'indemnisation des salariés ne baisse pas au 1er juillet, comme cela avait été un temps envisagé. Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a lui aussi salué le fait que cette baisse de prise en charge, qui concerne tant l'entreprise que le salarié, n'intervienne qu'en octobre. 

AFP/VNA/CVN

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