28/09/2018 22:35
Les établissements d'enseignement artistique de Hanoï ont achevé leur processus d'inscription et la rentrée scolaire 2018-2019 a officiellement débuté. Cette année, la danse et le cirque sont les facultés de formation comptant peu de nouveaux inscrits.
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Un cours de cirque.
Photo: Thuy Hiên/CVN

L’Académie du théâtre et du cinéma de Hanoï est l’une des institutions les plus célèbres du pays. Beaucoup de formations y sont représentées : cai luong (théâtre rénové), mua rôi (marionnette), théorie des critiques théâtrales, théorie des critiques de cinéma, scénario théâtral… Cependant, ces dernières peu d’étudiants. Certaines formations comme le tuông (théâtre classique) doivent même être arrêtées par manque de nouveaux candidats.

Le Collège de danse du Vietnam connait une situation assez similaire malgré l’organisation, en amont, d’une présélection d’avril à juillet. De surcroît, ce collège avait tout de même pris l’initiative d’ouvrir des bureaux d’inscription dans  différentes provinces du pays afin d’attirer davantage de futurs étudiants. Malgré tous ces efforts, le nombre d’inscrits reste très modeste.

Pour sa part, l’École des arts du cirque et des variétés du Vietnam avait pris la décision de collaborer durant cinq mois avec pas moins de 176 écoles primaires, lycées et centres d’éducation continue. Grâce à cette stratégie, l’école a pu réunir 6.203 candidats pour ses différentes formations. Après un premier tour d’admissions et 116 candidats présélectionnés, seulement 35 ont été gardés.

Comment résoudre le problème?

La danse est une des formations où les candidats se font rare.
Photo: Minh Duc/CVN

Récemment, le ministère vietnamien de la Culture, des Sports et du Tourisme a rédigé un projet de "Formation commandée par l’État dans le domaine littéraire et artistique" pour la période 2019 – 2030, afin de contrer ce manque d’intérêt. Selon ce projet, l’État financera à hauteur de 100% les frais d’études pour les étudiants artistiques. Une fois leur diplôme obtenu, ils pourront être embauchés par les théâtres, les organisations et les institutions étatiques.

Grâce à ce projet, les écoles artistiques et l’État auraient ainsi l’occasion d’augmenter leur qualité de formation et, d’une pierre deux coups, d’aider les étudiants en manque de moyens financiers, à payer, par exemple, les frais très coûteux pour les examens de fin d'études.

Hoàng Minh Khanh, recteur de l’École des arts du cirque et des variétés, a affirmé qu’il considère ce projet très important pour son école puisque la plupart de ses élèves sont originaires de régions pauvres ou reculées, là où les conditions économiques sont précaires. En effet, il n’est pas facile pour ces familles de payer chaque mois une somme de 1,5 million à 2 millions de dôngs pour les études de leurs enfants. S'il n'y a pas de moyen spécifique mis en place pour améliorer le système de formation actuel, il sera difficile d'attirer des personnes talentueuses dans ces domaines artistiques.

Nguyên Tùng/CVN
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