03/03/2016 09:48
La marche forcée du milliardaire Donald Trump vers l'investiture républicaine pour la Maison Blanche incitait le 2 mars l'appareil du parti à ourdir une contre-offensive, tandis que chez les démocrates, la position de favorite d'Hillary Clinton se consolidait.
>>Trump et Clinton écrasent leurs rivaux
>>Premières victoires pour Trump et Clinton

Le candidat républicain Donald Trump, le 17 février lors d'un meeting à Sumter (Caroline du Sud). Photo : AFP/VNA/CVN

La journée du "super mardi", avec des primaires dans une douzaine d'États, a tenu ses promesses en faisant ressortir un favori dans chaque camp, en vue des conventions d'investiture de juillet, pour la présidentielle de novembre.

Donald Trump a remporté sept des onze États disputés le 2 mars. Depuis le 1er février, il s'est imposé dans dix des 15 consultations.

Le neurochirurgien à la retraite Ben Carson a annoncé le mars qu'il jetait l'éponge et il ne restait plus que quatre candidats dans la course.

Depuis des mois, l'establishment du parti républicain hésitait à lancer une guerre à outrance contre l'homme d'affaires. En janvier, un groupe nommé "Our Principles" s'était monté dans le but de diffuser des publicités anti-Trump, une campagne pour l'instant discrète mais qui pourrait s'amplifier.

Un groupe de patrons républicains a relancé une campagne de levée de fonds dans les cercles conservateurs le 2 mars, a rapporté le New York Times, dont la Pdg de Hewlett-Packard Meg Whitman et le milliardaire Paul Singer.

Des républicains imaginent même l'impensable : ne pas soutenir Donald Trump en novembre s'il portait les couleurs du parti. Certains évoquent la possibilité d'une scission.

Le candidat présidentiel républicain de 2012, Mitt Romney, est l'un de ceux atterrés par le succès de l'homme d'affaires. Il a annoncé une conférence de presse dans l'Utah le matin du 2 mars.

Match Clinton - Trump

De son côté, Hillary Clinton est parvenue à se détacher le  2 mars de son rival Bernie Sanders en se plaçant en tête dans sept des onze États. Au total, elle a cumulé 11 victoires sur 16 confrontations, et une forte avance en délégués.

Son équipe a fait le calcul : "Nous prévoyons de consolider cette avance jusqu'à ce que ce soit mathématiquement impossible pour le sénateur Sanders de la rattraper", a écrit le directeur de campagne d'Hillary Clinton, Robby Mook, dans une note.

Mais son homologue chez Bernie Sanders a vendu le message opposé à des journalistes, arguant que la meilleure journée d'Hillary Clinton était désormais derrière elle. Le reste du calendrier, selon le stratège Tad Devine, sera plus favorable à Bernie Sanders en s'éloignant du Sud, bastion Clinton.

Un duel Donald Trump - Hillary Clinton, deux personnalités très opposées, semble néanmoins se concrétiser, même si la grande majorité des délégués n'a pas encore été distribuée.

Sur le papier, et selon les sondages, Hillary Clinton partirait favorite contre un personnage aussi clivant que Donald Trump. Mais les démocrates ne veulent pas sous-estimer un homme qui a humilié tous les pronostiqueurs.

"Nous avons toujours pris Donald Trump au sérieux", a souligné sur CNN le directeur de campagne de Mme Clinton, John Podesta.

Amour et gentillesse

Selon le New York Times, les stratèges de l'équipe Clinton envisagent de confier le sale boulot de répliquer à Donald Trump à Bill Clinton, épargnant autant que possible à la candidate le combat de boue.

Une femme tient un poster d'Hillary Clinton, le 2 mars à New York.
Photo : AFP/VNA/CVN

Hillary Clinton a déjà commencé à transformer la campagne en référendum sur l'intolérance supposée du parti républicain et de son favori.

"Je vais continuer à dénoncer l'intolérance et le harcèlement", a-t-elle lâché à des journalistes le 2 mars à Minneapolis. Dans ses discours, elle parle désormais "amour" et "gentillesse".

Donald Trump a toutefois un avantage : sa flexibilité idéologique, qui pourrait lui permettre d'aller chercher les voix des électeurs indépendants. Il a selon lui déjà adouci son ton ("je deviens plus diplomate") et annoncé qu'il ferait campagne dans des États qui votent habituellement démocrate.

S'il est désormais très conservateur sur l'avortement, par exemple, il n'épouse pas complètement l'orthodoxie républicaine, envoyant des signaux mitigés sur l'immigration, la santé, le libre-échange et la relation avec Israël.

Il a même défendu le 2 mars le rôle du réseau de planning familial et de cliniques d'avortement Planned Parenthood, que les républicains attaquent avec une extrême virulence.

AFP/VNA/CVN
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