17/03/2018 18:03
Rencontres à haut niveau et échanges téléphoniques au sommet se sont succédés vendredi 16 mars pour concrétiser le sommet historique annoncé mais toujours pas formellement confirmé entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

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Aucun contact direct entre Donald Trump et Kim Jong-un n'a encore eu lieu, et ni la date ni le lieu n'ont été fixés pour cette rencontre censée porter sur l'avenir du programme nucléaire nord-coréen après des mois d'escalade.

Mais le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho a multiplié vendredi 16 mars à Stockholm les consultations avec des responsables suédois. Et ces réunions en Suède, pays qui représente les intérêts américains en République populaire démocratique de Corée, vont se poursuivre samedi 17 mars contrairement au programme initial.

 

Le chef de la diplomatie nord-coréenne Ri Yong Ho (centre) sort du bâtiment du gouvernement suédois à Stockholm, le 16 mars 2018.
Photo : AFP/VNA/CVN


Depuis Washington, Donald Trump a appelé son homologue sud-coréen Moon Jae-in, dont le gouvernement a transmis la semaine dernière la proposition de sommet attribuée à Kim Jong-un, immédiatement acceptée par le président américain. 

Ce dernier a "réitéré son intention de rencontrer Kim Jong-un d'ici la fin du mois de mai", a rapporté la Maison-Blanche. Autant dire qu'une course contre la montre est engagée pour préparer le sommet. 

Donald Trump a exprimé avec Moon Jae-in un "optimisme prudent" et les deux hommes ont estimé que la République populaire démocratique de Corée aura "un avenir meilleur" en suivant "le bon chemin" vers sa dénucléarisation. 

Signe de l'effervescence diplomatique, pour ne pas perdre l'élan donné par le tournant spectaculaire du 8 mars, les ministres japonais et sud-coréenne des Affaires étrangères, Taro Kono et Kang Kyung-wha, ont été reçus l'un après l'autre au département d'État américain à Washington. 

Les deux ministres et le secrétaire d'État adjoint John Sullivan, qui assure l'intérim à la tête de la diplomatie américaine depuis le limogeage de Rex Tillerson, ont estimé que l'annonce du prochain sommet Trump-Kim était "une opportunité historique"

"Nous sommes prudemment optimistes sur le fait que ces discussions auront lieu et qu'il s'agira d'une percée en vue d'une résolution pacifique du dossier nucléaire nord-coréen", a dit la cheffe de la diplomatie sud-coréenne à la chaîne américaine PBS. 


La RPD de Corée est restée publiquement muette

À ce stade, la République populaire démocratique de Corée est restée publiquement muette sur ses intentions, sans démentir ni confirmer le compte-rendu qu'en a fait Séoul, suscitant la prudence de nombreux experts. 

D'où l'attention suscitée par le déplacement suédois du chef de la diplomatie nord-coréenne, qui porte bien selon Stockholm sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne et le possible sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong-un. Un responsable américain a toutefois assuré à l'AFP à Washington qu'aucune rencontre n'était prévue entre Américains et Nord-Coréens en marge de cette visite. 

"Les discussions avec la Corée du Nord sont prolongées. Elles continueront samedi 17 mars", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la diplomatie suédoise. 

Après un dîner jeudi 15 mars avec son homologue suédoise Margot Wallström, Ri Yong Ho a rencontré le Premier ministre Stefan Löfven vendredi matin 16 mars, puis de nouveau Mme Wallström pendant plusieurs heures dans une résidence du quartier des ambassades à Stockholm. 

À l'issue de cet entretien, la ministre suédoise s'est félicitée d'une "atmosphère constructive". "Nous honorons notre mandat de puissance protectrice", a-t-elle déclaré à des journalistes, dont l'AFP. 

"Le dialogue est nécessaire (...) mais nous ne sommes pas naïfs au point de croire que nous pouvons régler tous les problèmes de la planète. Il revient aux parties de décider du chemin à suivre", avait-elle dit plus tôt dans la journée. 

"Si la Suède peut offrir une médiation pour obtenir des résultats, alors bien sûr elle le fera", a déclaré pour sa part le chef du gouvernement suédois depuis Berlin. 

La visite de l'émissaire nord-coréen vise également à "contribuer à la mise en œuvre effective des résolutions" votées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre Pyongyang sur son programme nucléaire, mais aussi celles "soulignant la nécessité d'intensifier les efforts diplomatiques pour trouver une solution pacifique au conflit", selon les autorités suédoises. 

La diplomatie suédoise a souligné qu'il n'y aurait pas de conférence de presse au cours de la visite, mais qu'un communiqué serait diffusé à l'issue des entretiens. 

L'an dernier, Donald Trump avait remercié le gouvernement suédois pour ses efforts visant à obtenir la libération de l'étudiant américain Otto Warmbier, arrêté à Pyongyang en 2016 et décédé peu après sa libération et son retour aux États-Unis. 

Le sort de trois Américains détenus en République populaire démocratique de Corée doit aussi être abordé cette semaine en Suède, selon une source suédoise citée par le quotidien de référence Dagens Nyheter.
 

AFP/VNA/CVN

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