30/08/2020 12:30
L’histoire de Yanki, une marque de produits médicinaux, a prouvé que le Vietnam est un terreau propice aux jeunes entreprises. Gérée par une ancienne étudiante de Montréal, cette start-up connaît le succès grâce à son produit unique : le yarsagumbu bhoutanais.
Dô Thùy Linh (2à gauche) à côté de l’agricultrice Yanki, au Bhoutan, en 2019.
Photo : NVCC/CVN

Nous avons rendez-vous à 09h00 du matin avec Dô Thùy Linh, une ancienne étudiante en communication de l’Université du Québec à Montréal. Elle est déjà arrivée depuis une demi-heure. Sur sa table, des papiers, un téléphone portable et un ordinateur. 

Thùy Linh est rentrée au Vietnam en 2016, et a ensuite rejoint nombre de start-ups dans le pays. Mais l’histoire de sa propre compagnie est unique.

Mme Yanki est une agricultrice bhoutanaise, spécialiste en plantes médicinales. Ma famille suit le Drukpa du bouddhisme tibétain, et lors d’un pèlerinage au Bhoutan, je l’ai rencontrée par hasard : une femme pure et rustique !", raconte-t-elle.

Le yarsagumbu, qui signifie littéralement "herbe l’été, ver l’hiver", est une espèce de champignon originaire du Tibet. Ce symbiote se compose d’une larve de lépidoptères et de son parasite Ophiocordyceps sinensis. Il vit sur les hauts plateaux de l’Himalaya entre 3.000 et 5.000 m d’altitude. Au Tibet, cette plante est utilisée depuis plus de 500 ans comme tonifiant et pour traiter les maladies cardiaques et rénales, ainsi que pour accroître la virilité. Ses effets pharmaceutiques sont reconnus par la science moderne.

"Mes parents cherchaient à acheter du yarsagumbu bio au Vietnam. En 2019, j’ai donc commencé à commercialiser les produits de Mme Yanki", informe la jeune femme.

Conquérir le marché national

Un paquet de yarsagumbu de Yanki, dont la qualité est certifiée par les autorités bhoutanaises.
Photo : NVCC/CVN

Basée à Hô Chi Minh-Ville, la start-up vend surtout via son site officiel, ainsi que sur certains réseaux sociaux. Thùy Linh vérifie elle-même la qualité de chaque yarsagumbu, qui doit être impérativement conservé au frigo à 10°C depuis sa récolte jusqu’à sa vente. 

"La santé du consommateur prévaut sur tout autre intérêt. J’ai eu la chance de vivre +à la bhoutanaise+, donc je veux partager l’esprit de ce pays à travers mes produits pour mes clients, qui sont majoritairement des personnes âgées ou malades", précise-t-elle.

Comme toutes les autres plantes médicinales, le yarsugumbu peut être consommé en infusion, ou simplement comme complément alimentaire lors de repas ordinaires. Chaque semaine, Yanki en vend une vingtaine de paquets. Malgré leur prix élevé, le nombre d’acheteurs augmente au fil des mois. À la différence des autres marques de yarsugumbu au Vietnam, les produits de Yanki sont joliment emballés, et font d’élégants cadeaux à offrir.

"Je cherche depuis longtemps du yarsagumbu bhoutanais authentique, et je suis content d’avoir trouvé Yanki sur Facebook, fait savoir Trân Ngoc Son, un client. J’ai été bien renseigné par le personnel de Yanki sur la meilleure façon de consommer le yarsagumbu. La livraison et le paiement en ligne sont faciles, rapides et sécurisés. Et surtout, ma santé s’est nettement améliorée".

Trân Ngoc Son (droite) écoute les renseignements par un employé de Yanki. 
Photo : Dang Duong/CVN

Le yarsagumbu de Mme Yanki est également vendu en Chine, aux États-Unis et à Singapour. Parmi ses clients fidèles, de nombreuses personnalités dont la princesse Benedikte de Danemark.

"Je suis contente de pouvoir présenter aux consommateurs vietnamiens des produits de haute qualité venant du +pays du Bonheur+. Dans un avenir proche, Yanki va améliorer ses services et offrir plusieurs promotions, afin de répondre davantage aux différents besoins des clients", affirme Thùy Linh, tout sourire. 

Dang Duong/CVN

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