19/01/2021 16:06
Un groupe d'étudiants de l'Université de Trà Vinh a lancé un projet pour transformer les déchets aquatiques des zones d’aquaculture en produits bioplastiques.
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Le fondateur du groupe Nguyên Khanh Phuong avec des carapaces de crevettes.
Photo : Hoà Hôi/CVN

Nguyên Phuong Khanh (22 ans), étudiant en 4e année au Département de la technologie chimique de l'Université de Trà Vinh, est le chef de ce groupe de jeunes conscients de la nécessité d’agir individuellement pour la protection de l’environnement.

L’aquaculture est un secteur économique clé de la province de Trà Vinh (Sud). La famille de Nguyên Phuong Khanh possède six hectares d'élevage de crevettes dans la commune de Long Vinh, district littoral de Duyên Hai.

Chaque année, une grande quantité de carapaces de crevettes génère de la pollution. "Depuis 2018, je voulais profiter de ces déchets pour créer des produits bioplastiques", a déclaré Nguyên Phuong Khanh.

Phuong Khanh avec 3 amis se sont lancé dans le recyclage des carapaces  pour les transformer en bioplastique dans le but de remplacer le plastique conventionnel, contribuant au passage à la création d'emplois locaux.

Selon ce jeune, les aquaculteurs doivent régulièrement éliminer les impuretés dans les étangs, dont les carapaces de crevettes tous les quinze jours. "Ces déchets polluent l'environnement. Si on les transforme en compost, il faut au moins d’un mois et demi pour la décomposition. En plus ce processus génère une odeur désagréable. Notre équipe collecte ces déchets et les recycle", a-t-il déclaré.

Protection de l’environnement

Des tasses très économiques et écologiques, créées à partir d’une poignée de crevettes.
Photo : Hoà Hôi/CVN

D’après Chung My Phuc, étudiant de 4e année à l'Université de Trà Vinh, membre du groupe, les produits bioplastiques sont d'origine naturelle, respectueux de l'environnement et sans danger pour la santé des consommateurs. Parmi les produits recyclés de ce groupe citons des tasses, assiettes, cuillères, baguettes, pailles, sacs...

"Dans l’avenir, nous envisageons de créer des produits pour les enfants et du matériel médical", a-t-il partagé.

Selon lui, les carapaces de crevettes, de crabes et d’autres crustacés peuvent être recyclées. Cette matière première est abondante à Trà Vinh et dans les provinces voisines.

Le processus du recyclage comprend la collecte des coquilles, le traitement préliminaire (lavage, séchage, l’écrasement) ; l’élimination des minéraux, des protéines ; la synthèse du bioplastique.

"Dans un produit recyclé, les carapaces des crevettes représentent 65% et le reste est un mélange de plastique, de pigments, d’huile plastifiante...", a expliqué My Phuc.

D’après le chef du groupe Nguyên Phuong Khanh, 10 tasses bioplastiques de 250 ml coûtent 15.000 dôngs (0,65 USD). "C'est le prix d’une production manuelle. Si l’on investit dans des machines pour une production à grande échelle, le prix sera plus moins chère", a-t-il précisé.

"Le fondateur du groupe est une personne dévouée. Nous soutiendrons ses stratégies pour le succès de ce projet", a conclut Nguyên Van Vu An, directeur du Centre de soutien aux jeunes de l’Université de Trà Vinh.

Nguyên Tùng/CVN

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