25/02/2022 12:03
Créer la confiance des salariés est indispensable pour favoriser un environnement de travail sain qui est bénéfique pour la rentabilité et la performance de l’entreprise.
>>Les ouvriers, fers de lance du développement national
>>Créer un cadre juridique pour établir des relations de travail harmonieuses, stables et modernes
>>L’emploi et les revenus des travailleurs garantis

Près de 1.700 travailleurs de la compagnie Em - Tech Nghê An ont cessé de travailler l'après-midi du 15 février pour réclamer des intérêts.
Photo : Bich Huê/VNA/CVN

Les arrêts de travail collectifs des ouvriers dans plusieurs localités ces derniers temps ont montré que les litiges dans les relations de travail accumulés depuis longtemps n'avaient pas été résolus, entraînant ainsi des désaccords. Grâce à l'intervention rapide des autorités compétentes, toutes les exigences légitimes des employés ont été satisfaites par les entreprises. 

Après les vacances du Nouvel An lunaire 2022, il y a eu deux arrêts de travail collectifs spontanés avec la participation d'un grand nombre d'ouvriers dans deux entreprises à Ninh Binh (Nord) et Nghê An (Centre), qui comptent chacune environ 5.000 personnes. Ces ouvriers ne sont pas venus travailler, se sont rassemblés à la porte de leurs usines et ont élevé des réclamations concernant l’augmentation salariale et leur bien-être. Après que les employeurs ont accepté leurs exigences, ils sont biens retournés au travail.

En effet, ces deux entreprises ont la même société mère. Elles ont convenu d'augmenter les salaires de 6% et de répondre à certaines propositions en termes de bien-être après que leurs ouvriers ont cessé de travailler collectivement en signe de protestation.

Après les enquêtes, la plupart des responsables syndicaux ont estimé que les revendication ouvrières étaient légitimes. Leur désir d’avoir un bon salaire, un meilleur bien-être et un environnement de travail sécuritaire est absolument correct.

Cependant, les actions spontanées des ouvriers qui s'opposaient à l'entreprise sans l'approbation du syndicat sont inappropriées, causant involontairement de lourds dommages à la production et aux affaires de ces deux entreprises.

Ouvrières de la Sarl Pavonine Vina dans la province méridionale de Bà Ria-Vung Tàu.
Photo : Hoàng Nhi/VNA/CVN

Faute de voix commune

Au dire d’experts, si de telles actions revendicatives se produisent "en chaîne", elles auront de grandes influences sur l'environnement de l'investissement dans les localités, causant les impacts néfastes pour l'économie nationale.

Expliquant les raisons de cette situation, de nombreuses opinions ont montré que les entreprises avaient encore des lacunes dans la garantie des droits et des intérêts de leurs employés, que le dialogue entre employés et employeurs n'était pas encore bon ni efficace, et qu’il était donc impossible de trouver une voix commune entre les parties. Tous les conflits des intérêts dans le travail ne peuvent être résolus que lorsqu'un consensus est atteint entre l'employé et l'employeur.

Le vice-président de la Confédération générale du travail du Vietnam, Phan Van Anh, a affirmé qu'il existait de nombreuses raisons de désaccords, telles que le non-respect des réglementations légales par les entreprises envers les employés, le manque de transparence des régimes auxquels les employés devraient avoir droit, les bas salaires et primes, des conditions de travail précaires…

Cependant, toujours d’après lui, la cause principale est le manque de partage et de compréhension entre les parties. Les employés sont souvent confrontés à de nombreuses difficultés dans leur vie et leur travail, ils ont besoin d'attention et d’être écoutés sur les conditions de travail, matérielles et spirituelles, par leurs employeurs. Par contre, les ouvriers doivent aussi partager les difficultés avec leur entreprise en travaillant sérieusement, faisant des efforts et proposant des innovations. "S’il n’y pas de partage, ni de compréhension mutuelle, les litiges pourront exploser n’importe quand", a analysé Phan Van Anh.

Partageant ce point de vue, l'avocat Hù Huy Tu, directeur du Cabinet d'avocats Hù Huy (Association du barreau de Hanoï), a précisé que la sensibilisation des employés à la mise en œuvre des réglementations juridiques concernant le travail était incomplète. De plus, la pandémie de COVID-19 a directement affecté la production et les affaires des entreprises, donc leur viabilité. Par conséquent, les sociétés ont du mal à payer correctement des salaires et des primes d'assurance.

Un responsable de la Fédération du travail du district de Diên Châu, province de Nghê An (Centre), rend visite aux ouvrières de la compagnie Viêt Glory, le 14 février.
Photo : Bich Huê/VNA/CVN

Renforcer le dialogue

D'après Phan Van Anh, dès l’apparition de la pandémie de COVID-19, la Confédération générale du travail du Vietnam (CGTV) avait prévu que des conflits au travail entre employés et employeurs surviendraient en raison de l'interruption de la production et des affaires. C’est pourquoi la CGTV a renforcé la mise en œuvre des réglementations démocratiques, en organisant des dialogues et des négociations pour faire comprendre aux ouvriers la situation.

Actuellement, 96% des entreprises publiques et 64% des entreprises non étatiques organisent des conférences de travailleurs. Les syndicats sont présents dans 92% des entreprises publiques et 63,2% des entreprises non publiques pour tenir des dialogues sur le lieu de travail. Tout cela a largement contribué à la réduction des désaccords du travail et donc des arrêts collectifs du travail ces dernières années.

Récemment, la CGTV a publié la note officielle N°3649 sur le renforcement de la mise en place de solutions pour prévenir et régler cette situation.

Outre les droits et obligations que les deux parties doivent exécuter conformément à la loi, selon Vu Minh Tiên, directeur de l'Institut des travailleurs et des syndicats (relevant de la CGTV), l'un des facteurs importants pour assurer leurs intérêts est la mise en œuvre des engagements convenus dans la convention collective de travail.

D’après M. Tiên, les chefs d'entreprise ont besoin de saisir dès que possible les opinions et les aspirations des employés par le biais des syndicats. Ces derniers devraient, pour leur part, écouter les souhaits et les besoins urgents des employés et en informer rapidement la direction de l'entreprise, en vue des relations de travail harmonieuses, stables et progressistes dans les entreprises.

Dô Binh - Hoàng Phuong/CVN


 
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