12/07/2020 17:37
Le président américain Donald Trump est apparu pour la première fois publiquement samedi 11 juillet avec un masque, devenu aux États-Unis un objet de débat politique passionné autant qu'un rempart face à la flambée de COVID-19.
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Le masque qu’arborait Donald Trump était bleu nuit. Photo : AFP/VNA/CVN

Le masque qu'arborait Donald Trump était bleu nuit et portait, gravé sur l'un de ses coins, le blason doré de la présidence américaine. Le milliardaire républicain a dû se résoudre à se présenter le visage couvert puisqu'il rendait visite samedi soir à des militaires blessés au combat à l'hôpital Walter Reed de Bethesda (Maryland), dans la banlieue de Washington.

"J'aurai probablement un masque", avait dit quelques instants plus tôt le président américain alors qu'il quittait la Maison Blanche, justifiant ce geste par les circonstances. "Lorsque vous parlez avec des soldats qui sortent tout juste de la table d'opération", a-t-il expliqué, "je crois que c'est quelque chose de très bien de porter un masque". "Je n'ai jamais été contre les masques, mais je suis convaincu que cela dépend du moment et de l'endroit", a-t-il ajouté.

Recommandé dès avril

Depuis le début du mois de mars et l'apparition des premières restrictions face au cornavirus, Donald Trump avait soigneusement évité de se montrer en public avec un masque. Le président a même contribué à faire de cet objet, dont le port est recommandé par les autorités sanitaires américaines, un sujet de contentieux politique dans une Amérique très polarisée.

Le refus de porter le masque est souvent vu dans une partie de la société comme une affirmation de sa liberté individuelle face aux recommandations des autorités nationales et internationales. Symbole de ces divisions, le président américain avait tenu le 20 juin un meeting de campagne dans la ville de Tulsa (Oklahoma) devant des milliers de partisans non protégés par un masque. Depuis, les autorités locales ont noté une poussée du nombre de cas de COVID-19.

Il a également à plusieurs reprises moqué son adversaire démocrate pour l'élection présidentielle du 3 novembre, Joe Biden, qui de son côté respecte scrupuleusement des conseils des médecins. Il limite ses déplacements et apparaît systématiquement le visage couvert.

L'équipe de campagne du candidat démocratre a vivement reproché au président américain de ne pas avoir porté plus tôt de masque. "Il a passé des mois à ignorer l'avis des experts médicaux et il a politisé le port du masque, un des moyens les plus importants pour empêcher la propagation du virus", a affirmé Andrew Bates, le porte-parole de M. Biden, dans une déclaration diffusée par NBC News.

"Au lieu de prendre ses responsabilités et d'agir en leader, il a gâché quatre mois de sacrifices de la part des Américains en attisant les divisions et en décourageant activement les gens de prendre une mesure de base pour se protéger", a encore estimé M. Bates.

Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) avaient dès le début du mois d'avril émis une recommandation nationale en faveur du masque. Mais Donald Trump s'en était immédiatement démarqué, affirmant qu'il était testé quasi-quotidiennement au coronavirus, de même que toutes les personnes l'approchant.

La pression était très forte ces derniers jours pour que le président républicain adresse un signal en faveur du port du masque, car les États-Unis sont en train de perdre le contrôle de l'épidémie avec un nombre de cas de COVID-19 qui explose, en particulier dans les États du Sud, comme la Floride et le Texas. Les États-Unis ont enregistré vendredi près de 65.000 nouveaux cas, surtout dans des États gouvernés par des Républicains et qui avaient levé plus vite que d'autres les mesures de confinement et de restrictions prises au mois de mars.

Depuis le début de la pandémie, ce sont plus de 3,2 millions de cas de COVID-19 qui ont été répertoriés dans le pays, ainsi que près de 135.000 morts, le bilan le plus lourd dans le monde.

AFP/VNA/CVN
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