01/12/2020 20:47
Les victimes sont deux fois plus nombreuses qu'en 2013 à entamer des démarches à la suite d'une discrimination dans l'emploi en France, selon la 13e édition du baromètre du Défenseur des droits et de l'Organisation internationale du travail publié mardi 1er décembre.
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Les critères de discrimination les plus souvent évoqués sont l'apparence physique (40% des cas), le sexe (40%) et l'état de santé (30%).
Photo :  AFP/VNA/CVN

Selon cette enquête annuelle, les trois quarts de la population active ayant été confrontée à une discrimination, déclarent avoir entrepris des démarches à la suite des faits, soit un doublement depuis 2013. Parmi le quart qui n'ont rien dit, 68% évoquent la peur de représailles, 60% indiquent qu'elles ne savaient pas quoi faire et 56% pensent que cela n'aurait rien changé.

Si le dialogue avec la direction reste la démarche la plus effectuée (53% des cas), le recours à un avocat ou l'engagement de procédures contentieuses, pratiques marginales en 2013 (dans chaque cas, 8% des personnes discriminées dans le privé y ont eu recours ; 4% et 3% dans le public) sont devenues plus courantes (respectivement 17% et 14% pour le privé ; 22% et 15% pour le public).

Le recours aux représentants du personnel ou à un syndicat connaît aussi une forte hausse (+21 points dans le public, +15 dans le privé).

Ce baromètre sur "la perception des discrimination dans l'emploi" met en évidence l'ampleur des discriminations en France, ainsi que leurs conséquences négatives et durables sur les individus.

Même si ce chiffre est en recul de sept points, 23% des personnes déclarent avoir été victimes de discrimination(s) ou de harcèlement discriminatoire dans l'emploi, sans différence significative selon le secteur d'activité.

Les critères de discrimination les plus souvent évoqués sont l'apparence physique (40% des cas), le sexe (40%) et l'état de santé (30%).

Une victime sur quatre déclare avoir été confrontée cumulativement à des discriminations, des propos et comportements sexistes, racistes, homophobes, liés à la religion, au handicap ou à l'état de santé, et à des formes de dévalorisation au travail.

Près de la moitié des personnes discriminées ont connu des conséquences négatives sur leur emploi. 19% ont été licenciées ou non renouvelées après les faits et 14% ont reçu un avertissement ou un blâme, ou bien ont été mutées contre leur gré. Près de la moitié évoquent un sentiment de fatigue, de tristesse ou une dégradation de l'état de santé.

L'enquête a été conduite par téléphone du 6 février au 14 mai 2020 par l'institut BVA auprès de deux échantillons représentatifs de 590 salariés et de 500 agents de la fonction publique, constitués selon la méthode des quotas.
 
AFP/VNA/CVN
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