30/05/2021 16:00
Plusieurs centaines de chauffeurs VTC ont manifesté samedi 29 mai à Paris contre un projet de la mairie qui reviendrait à leur interdire de circuler dans le centre de la capitale, alors que les taxis y resteraient autorisés.
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Des chauffeurs VTC manifestent le 29 mai 2021 à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

Réunis devant la salle de spectacle de Bercy - où la maire (PS) Anne Hidalgo devait venir assister au "concert-test" du groupe Indochine -, les participants arboraient des banderoles proclamant "Accès interdit VTC, non à la discrimination", et scandaient des slogans comme "Non à la mort des indépendants", ou "VTC en colère"!

Les chauffeurs, qui travaillent pour des plateformes de type Uber, sont vent debout contre un projet d'Anne Hidalgo et de son adjoint (EELV) David Belliard d'instaurer d'ici la mi-2022 une "zone apaisée" dans le centre de la capitale, où le "trafic de transit" serait interdit aux voitures, sauf aux riverains, artisans et commerçants du quartier, et aux taxis.

Interdire aux VTC l'accès au centre de Paris, qui "regroupe 300 hôtels, 2.000 restaurants, 150.000 résidents, 50.000 entreprises, 40 musées et de nombreux théâtres", revient à "les condamner définitivement à une mort certaine", redoute l'Intersyndicale nationale VTC (INV), qui avait appelé à cette manifestation.

Selon les organisateurs, des manifestants étaient venus de toute la France pour soutenir leurs collègues d'Ile-de-France, qui compte plus de 30.000 chauffeurs VTC.

Outre les restrictions de circulation à Paris, les chauffeurs entendaient également protester contre la "politique tarifaire désastreuse orchestrée par les plateformes numériques", et contre la volonté du gouvernement de cesser progressivement ses mesures de soutien post-COVID, a souligné Brahim Ben Ali, le secrétaire général de l'INV.

Jusqu'à présent, les chauffeurs VTC pouvaient bénéficier du fonds de solidarité à hauteur de 100% de leur chiffres d'affaires de 2019, mais à partir de mardi 1er juin, ce soutien doit passer à 40% du chiffre d'affaires.

"Le problème, c'est que seules les terrasses ont rouvert. Les touristes ne sont pas de retour, les boîtes de nuit toujours fermées : on est encore impactés par le COVID et on ne peut pas générer un chiffre d'affaires qui nous permettrait de payer nos charges", a expliqué Rachid Laddi, un autre responsable de l'INV.

"On demande au gouvernement de prolonger le fonds de solidarité à 100% pour au moins la période estivale", a-t-il ajouté.

Un autre collectif, l'association des VTC de France, a appelé à une autre manifestation sur les mêmes revendications près du stade Roland-Garros à Paris dimanche 30 mai, jour de l'ouverture du tournoi international de tennis.

AFP/VNA/CVN
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