20/08/2018 17:35
Plusieurs dizaines de Sud-Coréens d'un âge avancé sont passés lundi 20 août au Nord pour y rencontrer des parents qu'ils n'ont plus revus depuis la Guerre de Corée (1950-1953), à l'occasion de poignantes réunions de familles séparées depuis des décennies.

>>Sommet annoncé en septembre entre les deux Corées, cette fois à Pyongyang
 

Des participants aux réunions de familles intercoréennes se préparent à partir pour la Corée du Nord dans un hôtel de Sokcho le 20 août.
Photo: AFP/VNA/CVN


La nouvelle série de réunions de famille des Sud-Coréens au Nord, les premières depuis trois ans, ont débuté par la suite dans la station de montagne nord-coréenne du Mont Kumgang, a indiqué un responsable du gouvernement sud-coréen.

Elles se veulent aussi une illustration supplémentaire de la remarquable détente entre le Nord et le Sud, après des années de montée des tensions en raison des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.

Des millions de personnes ont été séparées de membres de leur famille par ce conflit qui a scellé la division hermétique de la péninsule.

Aucun traité de paix n'ayant été signé, Nord et Sud sont encore, techniquement, en état de guerre, et toute communication civile est rigoureusement proscrite.

Depuis 2000, les deux camps ont organisé 20 séries de réunions de familles, au gré de l'amélioration des relations bilatérales. Mais, 65 ans après l'armistice, le temps est compté pour les survivants.

Les 89 Sud-Coréens tirés au sort pour ces réunions s'étaient pour la plupart mis sur leur trente-et-un en prévision de ces rencontres forcément bouleversantes.

 

Des participants sud-coréens aux réunions de familles intercoréennes chantent l'hymne national pendant un briefing à la veille de partir pour la Corée du Nord dans un hôtel de Sokcho le 19 août. Photo: AFP/VNA/CVN


Revoir son fils de 71 ans

Ils ont pris place à bord de 14 autocars où étaient parfois aussi rangés des fauteuils roulants. Certains paraissaient enthousiastes, d'autres un peu incrédules, et leur convoi escorté par la police et du personnel médical, a pris la direction du Nord.

Des reporters de l'AFP à la frontière les ont ensuite vus pénétrer dans la partie nord de la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

De lundi 20 août à mercredi 22 août, les participants passeront environ 11 heures avec les membres de leur famille au Nord, souvent sous la supervision d'agents nord-coréens, avant de se séparer à nouveau, probablement pour toujours.

Lee Keum-seom, 92 ans, fait partie des rares parents qui doivent retrouver un enfant au Nord. Les années passant, ces réunions de familles concernent de moins en moins un enfant et son père ou sa mère.

Dans sa fuite pendant la guerre, elle avait perdu son mari et son fils de quatre ans, et avait pris, seule avec sa fille, un ferry à destination du Sud. C'est avec sa fille qu'elle est partie lundi 20 août pour le Nord. Son fils a aujourd'hui 71 ans. "Je n'avais jamais imaginé que ce jour arrive, a déclaré Mme Lee. Je ne savais même pas s'il était en vie".

 

AFP/VNA/CVN

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