18/01/2021 17:46
Des dirigeants d’entreprises britanniques ont appelé le gouvernement à participer à un sauvetage d'Eurostar, la Compagnie ferroviaire transmanche mise à mal par la fermeture de la frontière du fait de la pandémie de COVID-19, ont rapporté des médias.
>>Premiers retours de passagers en Eurostar depuis Londres

Actuellement, Eurostar n’offre plus qu'un seul aller-retour par jour entre Paris et Londres. Photo : AFP/VNA/CVN

Le groupe de pression London First a déclaré qu’Eurostar avait besoin "d’une action rapide pour sauvegarder son avenir", dans une lettre envoyée au ministre britannique des Finances Rishi Sunak, que l'agence Bloomberg News a pu consulter. Ce courrier a été signé par 25 dirigeants et universitaires.

Jusqu'à récemment, Eurostar était un symbole de la facilité à faire circuler des TGV en Europe. Mais la compagnie - détenue majoritairement par la SNCF - se retrouve paralysée par la crise du nouveau coronavirus, ses plateformes et installations spéciales à Paris, Londres et Bruxelles étant quasiment désertées.

À l’heure actuelle, le groupe n’offre plus qu'un seul aller-retour par jour entre Paris et Londres, alors qu'avant la pandémie, Eurostar faisait circuler deux trains à l'heure aux périodes d'affluence.

"L’entreprise Eurostar est en situation critique, je dirais même très critique", avait déclaré le 15 janvier Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs, l'unité passagers du réseau. La compagnie, qui fait rouler des trains à grande vitesse entre Londres et le continent, a perdu 85% de ses passagers en 2020 et se trouve "sous perfusion", selon lui.

Et les restrictions de mouvements se durcissent: Paris exige désormais des voyageurs en provenance du Royaume-Uni un test de dépistage négatif avant de partir, suivi d'une quarantaine de sept jours en France et d'un deuxième test PCR, tandis que la Grande-Bretagne a également adopté de nouvelles mesures de quarantaine.

Eurostar est détenue à 55% par la SNCF, à 40% par le consortium Patina Rail -composé pour 30% de la Caisse de dépôt et placement du Québec et 10% du fonds britannique Hermes Infrastructure- et à 5% par la SNCB belge.
 
AFP/VNA/CVN
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