23/08/2018 14:04
Alors que dans le monde de plus en plus de jeunes se détournent de l'agriculture, en raison de ses travaux manuels pénibles et ses faibles salaires, la FAO et ses partenaires s'efforcent de changer la donne en recourant notamment aux innovations technologiques, selon un communiqué publié mercredi 22 août par l'ONU.
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L'expert du Ministère de l'agriculture travaille avec la FAO utilise des drones pour rassembler des données sur les récoltes de riz à Magalang, aux Philippines. Photo: ONU/CVN

"La jeunesse africaine est essentielle afin de parvenir au développement durable du continent mais exploiter ce potentiel requiert de créer davantage d'emplois pour eux, y compris dans le secteur agricole qui tend à se numériser de plus en plus", a déclaré José Graziano da Silva, directeur général de la FAO.

M. Graziano da Silva s'exprimait à l'occasion du lancement de la conférence internationale "L'emploi des jeunes dans l'agriculture comme solution solide pour mettre un terme à la faim et à la pauvreté en Afrique", un événement de deux jours coorganisé par le gouvernement du Rwanda, l'Union africaine et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Trois exemples à l'appui, la FAO montre qu'il existe déjà de nouvelles manières de travailler dans l'agriculture qui exploitent les innovations numériques et technologiques en la rendant plus efficace et en offrant de nouvelles possibilités et de nouveaux services aux jeunes entrepreneurs.

Selon certaines estimations, dans les cinq prochaines années, le secteur de l'alimentation et de l'agriculture sera le deuxième plus gros utilisateur mondial de drones. La FAO a déjà utilisé des drones dans de nombreux pays pour recueillir des données détaillées en temps réel sur des défis de l'alimentation et de l'agriculture, tels que les risques de catastrophes naturelles et l'évaluation des dommages qu'elles ont provoqué.

Abalobi, qui signifie "petit pêcheur" en langue xhosa, est une application mobile qui permet aux petits pêcheurs d'enregistrer les données concernant leurs captures. Toutes ces informations sont stockées dans l'application et mises à la disposition d'autres artisans pêcheurs.

Le long du littoral de l'Afrique du Sud, 30.000 artisans pêcheurs vivent uniquement de cette activité. Grâce aux données ainsi recueillies, les pêcheurs contribuent à renforcer la résilience des communautés, en particulier face au changement climatique.

Quatre nouvelles applications fournissent aux agriculteurs des services en temps réel. La première application combine la météo et le calendrier culturel. La seconde porte sur les soins et l'alimentation du bétail en vue de réduire les pertes.

La troisième, AgriMarketplace, permet aux agriculteurs d'obtenir des informations plus précises sur les fournisseurs pour leurs achats de matières premières, sur les marchés où vendre leurs produits et sur les prix du marché. Enfin, e-Nutrifood donne des recommandations sur la production, la conservation et la consommation d'aliments nutritifs.

Ainsi, conclut la FAO, de nouvelles idées provenant des jeunes et d'organisations, d'universités et d'entreprises du monde entier contribuent à libérer le potentiel de l'alimentation et de l'agriculture pour réduire la pauvreté, combler le fossé avec le monde rural, employer les jeunes et leur donner des moyens d'action et garantir l'égalité d'accès à l'information, à la technologie et aux marchés. 

Xinhua/VNA/CVN

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