08/08/2018 00:36
Le Comité national de pilotage du traitement des conséquences des engins explosifs et des produits chimiques toxiques après la guerre au Vietnam (Comité 701) s’est réuni le 7 août à Hanoï sous la présidence de son chef, le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc.
>>Le calvaire persistant causé par les engins datant de la guerre
>>Pour surmonter les conséquences des bombes et des mines

Le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc (centre) lors de la réunion du Comité 701, le 7 août à Hanoï.
Photo: Thông Nhât/VNA/CVN

La réunion a permis d’évaluer le travail du Comité 701 de l'an passé et de définir des orientations et missions pour le second semestre de 2018 et les années suivantes.

Saluant les efforts des membres du Comité, le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a constaté des progrès en termes de traitement des conséquences des engins explosifs et des produits chimiques toxiques laissés par la guerre. Il a notamment apprécié les efforts des organes compétents et des localités dans l’élaboration des plans d’action, l’organisation des campagnes de communication, le développement de la coopération internationale, des recherches scientifiques et technologiques, ainsi que dans l’assistance des victimes.

Réaffirmant l’importance du traitement des conséquences des engins explosifs et des produits chimiques toxiques, le Premier ministre a souligné que le Comité 701 devait remédier aux faiblesses détectées pour une meilleure performance dans les temps à venir, afin de contribuer à la protection de l’environnement et de la santé publique, le tout au service du développement national.

Poursuivre les missions

Le chef du gouvernement a en outre insisté sur la nécessité d’une carte des sols pollués par la dioxine et les engins explosifs au Vietnam, de réviser les politiques d’assistance des personnes exposées aux produits chimiques toxiques pendant le conflit ainsi que leurs enfants. Il est également nécessaire de renforcer les soins auprès des autres victimes des produits chimiques toxiques et engins explosifs, ainsi que des habitants vivant aux alentours des sites pollués.

Après la guerre, une grande quantité de bombes, mines et autres produits explosifs sont restés dans le sol au Vietnam, menaçant la vie des habitants.
Photo: Trân Tinh/VNA/CVN

"Notre objectif est d’améliorer sans cesse les conditions de vie des habitants affectés par les engins explosifs et produits chimiques toxiques et nous accordons une attention particlière à la 3e génération dans les zones polluées", a déclaré Nguyên Xuân Phuc, avant d’appeler les organes compétents et les localités à intensifier leur coopération avec les organisations vietnamiennes et internationales pour mobiliser davantage de moyens au service du traitement des conséquences.

Selon des données du Comité 701, 9.116 des 11.134 communes, quartiers et bourgs du Vietnam sont pollués par des engins explosifs, soit un taux de 81,87%. Dix-neuf provinces voient la quasi totalité de leurs quartiers, communes et bourgs pollués tels que Hai Duong (Nord), Quang Binh et Quang Tri (Centre). Au total, plus de 6,1 millions d’hectares sont pollués d’engins explosifs. Les projets de déminage concernent environ 30.000-50.000 hectares chaque année.

S’agissant du traitement des conséquences des produits chimiques toxiques, le ministère vietnamien de la Défense a activement travaillé avec l’Agence américaine de développement international (USAID) pour un projet de décontamination de l’aéroport de Dà Nang. Il s'est soldé par 160.000 m2 de terrain traités. Les efforts afin de renforcer l'assistance aux victimes, les campagnes de communication, la coopération internationale et les recherches scientifiques se poursuivent.

VNA/CVN

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