04/06/2017 14:49
Depuis l’interdiction des cours supplémentaires en milieu scolaire, plusieurs écoles de Hô Chi Minh-Ville ont ouvert des clubs d’apprentissage de compétences pour élèves, bien qu’ils ne soient pas soutenus par les parents qui préfèrent que leurs enfants travaillent davantage les matières scolaires de base.
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La qualité des cours de compétences «transversales» à l’école devrait être améliorée. Photo : BM/CVN

Afin d’améliorer les compétences «transversales» et les savoir-faire des élèves, plusieurs écoles de la mégapole du Sud proposent des cours extrascolaires. Malheureusement, certains sont si peu accueillants que plusieurs ont fermés peu après leur ouverture.

Les parents n’ont pas réellement de considération pour de tels cours. «Plusieurs parents nous demandent de donner des cours supplémentaires dans les matières de base. Mais cela est interdit et nous leur proposons d’envoyer leurs enfants dans des clubs de compétences. Mais peu d’entre eux acceptent», déclare un proviseur d’une école du 1er arrondissement. Avant d’ajouter que beaucoup de parents font chercher leur enfant pour les amener dans des classes privées de mathématiques, de vietnamien ou de langues étrangères, au lieu de les laisser suivre les cours de compétences de leur école qui, pour eux, sont inutiles...

Enseignement supplémentaire
des matières principales


Cherchant à répondre à la demande des parents sans enfreindre la réglementation, certaines écoles mélangent enseignement de compétences et de matières dans un même cours. En fait, les quinze à vingt minutes du début du cours sont consacrées à l’apprentissage de compétences et de savoir-faire tels que dessin, musique, chant, avant de passer au programme de mathématiques, vietnamien, anglais, etc.

«Je crois que l’enseignement de compétences +transversales+ aux élèves n’est pas nécessaire, car ils sont encore trop jeunes. Quant aux activités de loisirs comme le dessin, le chant.., il suffit de les apprendre lors des cours normaux», partage Nguyên Thi Lan, une habitante du 1er arrondissement. «Si l’école donne des cours supplémentaires de maths et de vietnamien, j’y inscris volontier mon enfant. À mon avis, l’enrichissement des connaissances de bases est très important», a-t-elle poursuivi.

Bùi Thi Thùy Linh, mère d’un élève de l’école Nguyên Thai Binh, dans le 1er arrondissement toujours, laisse aussi son enfant participer à une classe privée de mathématiques. Selon elle, c’est pour préparer le mieux possible l’avenir de son enfant. «Nous orientons mon fils vers la médecine, et, bien que l’école propose des cours de danse et de dessin, je ne l’autorise pas à les suivre», a-t-elle partagé.

Plutôt la surveillance des enfants

Au-delà de ceux qui privilégient d’abord la réussite de leur enfant dans les matières générales, plusieurs parents tiennent à ce qu’ils améliorent leurs compétences, sans toutefois apprécier la qualité des clubs d’école.

«Mon fils est membre du club d’arts martiaux de son école depuis cinq mois, mais il ne peut prendre que quelques postures sans pouvoir faire un enchaînement de mouvements. Son entraîneur m’a affirmé qu’il apprenait bien et qu’il progressait régulièrement dans les grades», fait part une mère. «Je croyais que l’entraîneur était un professionnel, mais en fait c’est l’enseignant de gymnastique de l’école. Pour moi, de tels clubs font figure de crèches, pas de classes où les enfants peuvent effectivement apprendre quelque chose», a-t-elle poursuivi.

Partageant un même sentiment, Huynh Thi Thu Thuy, dont l’enfant est en CE2 dans une école du 7e arrondissement, n’apprécie pas les clubs extrascolaires de l’école. «J’ai permis à mon enfant d’apprendre le dessin à l’école. Un jour, je lui ai demandé de dessiner une pomme, mais il n’y est pas arrivé. Alors, j’ai décidé de tout arrêter avec ce club et de l’inscrire dans une classe de dessin dans une maison de la culture. Deux mois après, il pouvait dessiner quelques fruits, et bien que ce ne soit pas parfait, il a acquis une certaine compétence», explique-t-elle.

De nombreux parents trouvent que les clubs d’école ne sont pas efficaces. Afin de retenir l’intérêt des parents comme des élèves pour ces classes extrascolaires, les écoles devraient privilégier la qualité des cours.

Mai Quynh/CVN

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