21/11/2020 12:51
Même au plus fort des crues, les prévisionnistes sont toujours sur le terrain. Leur travail, parfois périlleux, permet des prédictions météorologiques exactes et ainsi de limiter l’impact des catastrophes naturelles.
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Les prévisionnistes s’exposent à bien des dangers, s’enfonçant dans des eaux troubles à fort débit.
Photo : ND/CVN
  
Depuis octobre 2020, le Centre du Vietnam est balayé par une série de typhons, dont ceux de Linfa et Nangka, qui ont causé de lourds dégâts humains et matériels dans les provinces de Thua Thiên-Huê, Quang Tri, Quang Nam, Quang Ngai… Les pluies incessantes ont inondé nombre d’agglomérations, de villages, de champs et vergers. Jour et nuit, les populations locales ont prêté une oreille attentive aux prévisions météorologiques qui sont le fruit du travail d’agents spécialisés dans la mesure du débit des cours d’eau, dont la mission doit s’accomplir même au plus fort des tempêtes.   
     
Situé au bord du fleuve de Thach Han qui traverse la province de Quang Tri, le Centre d’hydrologie de Thach Han a lui aussi  été encerclé par les crues d’octobre. Mais les activités se sont poursuivies. Les prévisionnistes s’exposent à bien des dangers, s’enfonçant dans des eaux troubles à fort débit. "Notre tâche est de mesurer chaque heure le débit du fleuve. Vêtus d’une tenue étanche, nous prenons un canot jusqu’au poteau de mensuration planté au milieu des eaux. Là, en dépit du danger, il nous faut descendre dans l’eau. Avoir des chiffres exacts heure après heure est très important. Cela permet d’anticiper les crues et ainsi de sauver des vies", confie Mai Thu Suong, agent permanent au Centre d’hydrologie de Thach Han. Et de citer un exemple : "Le 18 octobre, le niveau d’eau a atteint 7,39 m, soit plus élevé que le niveau historique de 1999".

Phan Ngoc Tinh est le chef du Centre. Il est fier que ses techniciens soient toujours sur le pont quelles que soient les circonstances. "Notre travail est très important. Il s’agit de suivre l’évolution du niveau d’eau, d’observer la direction du vent … Ces données permettent de faire des calculs qui sont transmis au Centre régional ou national de météorologie", explique-t-il. Et d’ajouter : les données fournies par notre centre Han ainsi que d’autres centres locaux permettront au Service régional de prévention et de lutte contre les catastrophes naturelles d’établir des plans d’évacuation si nécessaire des populations locales menacées. "Dans une certaine mesure, nos agents sont des combattants de première ligne".

Un prévisionniste du Centre d’hydrologie de Mai Hoa travaille sur la rivière Gianh, province de Quang Binh (Centre). Photo : ND/CVN
Phan Ngoc Tinh se rappelle des moments où son Centre était littéralement assiégé par des crues violentes. Des constructions étaient submergées, des pans de murs s’écroulaient avant d’être entrainés par le courant. Les agents étaient toujours à pied d’œuvre, avec le désir ardent que le centre fonctionne continuellement. "Parfois quand les équipements sont en panne, on doit demander une assistance. Des experts sont envoyés sur place. Parmi eux, il y a toujours notre directeur en chef Phung Dinh Bao", raconte Tinh.

Parfois, la situation est tellement périlleuse que le centre doit être évacué. "Dans ces moments très difficiles, les permanents n’oubliaient jamais d’exprimer leur regret à la direction"

Les sacrifices des agents dévoués 

En octobre, au plus fort des crues, les offices relevant du Centre national de prévisions météorologiques ont fonctionné jour et nuit. Les agents travaillaient sans relâche, s’alimentant avec une simple boîte de nouilles instantanées. Des réunions en lignes se tenaient régulièrement, même au cœur de la nuit. Une période très affairée qui  a permis d’avoir en permanence des bulletins d’informations sur la situation.

Pham Thi Phuong Dung, chargée d’analyser les images satellitaires, a confié ceci : "J’ai envie de dormir. La situation est tendue, et on doit travailler sans arrêt. Mais, en voyant sur l’écran d’ordinateur des habitants emportés par des crues, j’ai oublié tout de suite mon envie de faire une pause. Mon désir actuel ? Tout simplement que les catastrophes passent rapidement pour que je puisse rentrer chez moi, préparer un repas savoureux pour mon mari et mes enfants, puis dormir sur mes deux oreilles".  

"Peu de gens savent que derrière les courts bulletins météo se cachent les efforts  silencieux de professionnels dévouées. C’est notre tâche, une tâche qui demande à la fois de la passion, de la responsabilité et aussi un don de soi", conclut avec un brin d’orgueil Phan Ngoc Tinh.
Nghia Dàn/CVN
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