11/10/2020 10:00
Môi ngày môt qua trung est un projet caritatif au profit des SDF, des personnes en difficulté et des plus vulnérables qui sont gravement affectés par la crise sanitaire. Une initiative de Khuât Thi Hai Oanh, directrice du Centre de soutien aux initiatives de développement communautaire.
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Le projet porte secours aux plus démunis et vulnérables qui subissent de plein fouet les impacts de la pandémie de COVID-19.

Dimanche à 18h00. Khuât Thi Hai Oanh, directrice du Centre de soutien aux initiatives de développement communautaire (SCDI), fait bouillir encore quelques œufs. Ils vont permettre de confectionner des repas qui seront ensuite distribués par des volontaires aux plus nécessiteux, dans le centre de Hanoï. Cette action dans laquelle elle s’investit corps et âme s’inscrit dans le cadre du projet qu’elle a conçu et qui s’intitule Môi ngày môt qua trung, littéralement en français "Un œuf par jour".

Petit coup de pouce

Ce soir-là, une soixantaine de repas ont été distribués. On a également préparé des couvertures pour ceux dans le besoin. "Les personnes les plus pauvres et vulnérables, celles qui ont perdu leur emploi, sont celles qui souffrent le plus des impacts de la pandémie de COVID-19. La plupart d’entre elles n’ont pas de filet de sécurité, aucunes économies, aucun revenu et n’ont même parfois pas de logement. Quand ces personnes sont confrontées à un événement bouleversant, une catastrophe mondiale comme c’est le cas aujourd’hui avec le COVID-19, c’est leur survie qui est en péril", indique Khuât Thi Hai Oanh.  
 
Au début, le projet Môi ngày môt qua trung s’adressait uniquement aux enfants victimes de la faim dans la région du Tây Nguyên (hauts plateaux du Centre). Chaque jour, chaque enfant reçoit un œuf et une petite brique de lait, c’est pourquoi le projet a été baptisé ainsi. Depuis l’explosion du COVID-19, le projet s’est étendu aux sans-abris et aux plus défavorisés pour les soutenir pendant et après la crise sanitaire au Vietnam.    
  
En septembre 2020, il est déployé dans différentes villes et provinces du pays, parmi lesquelles Hanoï, Hai Duong, Thai Binh, Hai Phong, Dà Nang, Quang Nam, Hô Chi Minh-Ville ou encore Cân Tho, entre autres. Pendant la période du premier confinement pour la prévention et la lutte contre le COVID-19 au Vietnam, du 28 mars au 5 mai, les actions menées dans le cadre du projet étaient quotidiennes. Ainsi, 3.400 sacs à provisions et 13.000 repas ont été livrés en l’espace de quarante jours seulement.

Le financement du projet, dont le budget initial comptait quelque 30 millions de dôngs, vient en grande partie de la contribution financière de milliers de personnes solidaires et bénéficie aujourd’hui d’un budget d’un milliard de dôngs. Ceci est sans compter l’aide précieuse des bénévoles dans la préparation des repas, leur conditionnement et les maraudes, aide sans laquelle rien se serait possible.

Selon Nguyên Thanh Hùng, responsable de la communication multimédia de SCDI, les actions du projet s’étendent à bien plus qu’un œuf par jour. "Outre la distribution de repas gratuits, nous offrons diverses aides et soutiens à plus long terme aux personnes affaiblies par le COVID-19, comme par exemple, l’allocation d’une petite somme pour aider les familles à faire des affaires ou à payer le loyer d’un logement pendant un certain temps", affirme-t-il.
 

Bien plus qu’un œuf par jour

Voici quelques témoignages des équipes opérant dans diverses localités, ils ont été publiés sur la page Facebook du projet "Môi ngày môt qua trung - One egg a day"

"Cette octogénaire travaille comme chiffonnière. Après le Nouvel An lunaire, le nombre de chômeurs a augmenté, alors beaucoup de personnes se sont mises à collecter de vieux objets pour le recyclage, comme elle. Alors que le prix d’achat des chiffons et vieux objets a considérablement chuté, la demande a diminué. Avec son grand âge, elle n’est malheureusement pas aussi rapide et dynamique que les autres. Pour l’instant, la ville de Hai Duong applique strictement les mesures de distanciation sociale et peu de personnes sortent de leur domicile, il y a donc peu de vieux objets à récolter. Nous sommes allés chez elle alors qu’elle était sur le point de prendre son repas qui ne comprenait qu’un peu de riz, de la soupe aux légumes et une crevette". (Équipe Hai Duong).

"La province de Quang Nam est la deuxième localité en ce qui concerne le nombre de cas de COVID-19, après la ville de Dà Nang. Dernièrement, notre équipe soutient les personnes très modestes de trois districts : Dai Lôc, Thang Binh, Tiên Phuoc. On ne peut plus compter le nombre de fois où nous avons été bouleversés par la pauvreté qui accable ces personnes : des mères élevant leur enfant atteint de troubles psychologiques, des grands-mères s’occupant de leurs petits-enfants délaissés par leurs parents, des logements sombres et humides...  À cause de la pandémie de COVID-19, le nombre de travailleurs indépendants sans emploi augmente : les mototaxis n’ont pas de clients, les vendeurs de billets de loto ne peuvent pas faire d’aussi bonnes ventes qu’auparavant. Un sac de provisions, d’une valeur de 350.000 dôngs, permet d’assurer les repas principaux de deux adultes pendant deux semaines". (Équipe Quang Nam).

"Il était presque 17h00 quand le message suivant a été publié sur le groupe de messagerie de l’équipe de Hanoï : +Le petit Gia Bao est accepté par l’école qui lui permet de déposer la photocopie de son acte de naissance plus tard+. Tous les membres du groupe ont réagi en mettant un cœur à la photo. Gia Bao vit avec ses grands-parents, son acte de naissance sans lequel il ne peut aller à l’école, malgré qu’il ait 8 ans a été égaré. Ses grands-parents n’ont ni pension ni revenu stable. Son grand-père, dont la santé n’est pas bonne, doit régulièrement fréquenter les hôpitaux. Toute la famille vit du petit bout de trottoir sur lequel la grand-mère vend du thé glacé. Pendant la période de distanciation sociale, elle n’a pas pu ouvrir son échoppe, alors, la vie est devenue beaucoup plus difficile. Le projet a financé une assurance médicale aux grands-parents et a fait don d’objets utiles pour l’échoppe. Actuellement, nous aidons le petit Gia Bao à obtenir une copie de son acte de naissance". (Équipe Hanoï).

Texte et photos : Mai Quynh/CVN
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