04/01/2021 14:18
L'Inde a autorisé deux vaccins contre le COVID-19, qui continue de faire des ravages aux États-Unis où la campagne de vaccination monte en puissance avec 500.000 vaccinations par jour après un retard initial.
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Prise en charge d'un malade du COVID-19 à Londres, le 2 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'Inde a autorisé l'utilisation, "pour des situations d'urgence", du vaccin développé par AstraZeneca et l'Université d'Oxford et de celui de la firme indienne Bharat Biotech, a annoncé dimanche l'autorité locale de régulation du médicament. Ce feu vert doit permettre de lancer une vaste campagne de vaccination dans ce pays de 1,3 milliard d'habitants, le deuxième le plus touché par la pandémie avec plus de 10,3 millions de personnes infectées et près de 150.000 morts.

L'Inde veut vacciner jusqu'à 300 millions de personnes d'ici la mi-2021. De son côté, la campagne de vaccination aux États-Unis monte en puissance et pourrait atteindre un million d'injections par jour, ont assuré dimanche 3 janvier des responsables face aux critiques sur son retard initial dans un pays qui vient de franchir la barre des 350.000 morts.

"Un million par jour"

"Nous pouvons atteindre un million par jour", a déclaré sur la chaîne ABC l'immunologue américain Anthony Fauci qui conseille le gouvernement sur la crise sanitaire, tout en reconnaissant "quelques dysfonctionnements" au début de la campagne. "Ces dernières 72 heures, 1,5 million de premières injections ont été enregistrées, ce qui fait 500.000 par jour", a précisé sur CNN le médecin en chef des États-Unis, Jerome Adams.

Carte montrant les pays ayant déjà enregistré un cas du nouveau variant du coronavirus détecté au Royaume Uni. Photo : AFP/VNA/CVN

Un peu plus de 4,2 millions de personnes ont reçu la première dose d'un des deux vaccins autorisés dans le pays (Pfizer et Moderna), selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). L'Égypte, pays le plus peuplé du monde arabe avec quelque 100 millions d'habitants, a annoncé avoir autorisé le vaccin développé par le laboratoire chinois Sinopharm. Si l'arrivée des vaccins donne l'espoir d'une embellie en ce début d'année, il faudra encore que les cadences de production suivent.

L'Union européenne a reconnu samedi 2 janvier une "insuffisance mondiale" des capacités de production de vaccins, se disant "prête à aider" pour les augmenter. Or, pour le Premier ministre hongrois Viktor Orban c'est le "rythme" d'acquisition des vaccins par l'UE qui est en cause. Des produits "étaient disponibles plus tôt au Canada, au Royaume-Uni et en Israël", a-t-il dit dimanche 3 janvier.

En France, le Pr Mehdi Mejdoubi, du centre hospitalier de Valenciennes (Nord), ne comprend pas "pourquoi il y a un tel écart avec l'Allemagne : l'Allemagne vaccine 20.000 personnes par jour, nous sommes à 50 personnes vaccinées par jour". Depuis dimanche dernier 3 janvier, plus de 238.000 personnes (238.809) ont été vaccinées en Allemagne, selon l'institut de veille sanitaire Robert-Koch (RKI), dont 56.197 personnes ont plus de 80 ans. Environ 700 personnes seulement ont été vaccinées en Belgique, la campagne à grande échelle commençant le 5 janvier. En attendant, la priorité reste d'éviter la contagion.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a averti dimanche 3 janvier que des restrictions encore plus sévères pourraient être décidées en Angleterre, évoquant une fermeture des écoles. Il a incriminé "l'impact du nouveau variant du virus", plus contagieux. À Gibraltar, un nouveau confinement de deux semaines est imposé depuis samedi 2 janvier, en raison d'un doublement des cas en un mois pour lequel ce nouveau variant est soupçonné. Le gouvernement du Zimbabwe a lui aussi ordonné samedi soir 2 janvier un nouveau confinement national.

Les rues de Tokyo où tous les passants sont masqués, le 2 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

Quant à l'Italie, elle a renoncé à ouvrir dès la semaine prochaine ses stations de ski. "Les conditions ne sont pas réunies", ont reconnu les autorités. Pour six millions d'habitants de l'Est de la France, le couvre-feu en vigueur a été avancé de 20h00 à 18h00 depuis samedi 2 janvier.

"Ça ne peut pas s'arrêter"

Ce couvre-feu a été défié dans une petite commune de Bretagne (Ouest de la France), où une rave party sauvage a réuni 2.500 "teufeurs" français et étrangers. Les forces de l'ordre ont mis fin à la fête samedi matin, mais n'ont pu l'empêcher, suscitant une polémique. "Une fois que c'est parti avec 2.000 personnes ça ne peut pas s'arrêter", indique dimanche 3 janvier une source proche des milieux festifs, sauf à recourir à "des renseignements généraux infiltrés".

La Grèce, elle, prolonge jusqu'au 10 janvier son confinement strict : déplacements non essentiels interdits, commerces fermés sauf magasins d'alimentation et pharmacies. Au Liban, les fêtes de fin d'année ont provoqué une quasi saturation des hôpitaux. "Les patients font la queue aux urgences", déplore le président du syndicat des hôpitaux privés, Sleiman Haroun. Face à cette situation "catastrophique", le Comité national de lutte contre le COVID-19 a recommandé un nouveau confinement pour trois semaines.

En Asie aussi, la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, a demandé au gouvernement de déclarer à nouveau l'état d'urgence, alors que la capitale a battu cette semaine son record de contaminations. Des restrictions déjà appliquées à Bangkok, où bars et discothèques, salons de massage et de beauté sont désormais fermés, pour stopper une flambée de cas déclenchée en décembre sur un marché de fruits de mer. La pandémie a fait au moins 1.835.824 morts dans le monde pour plus de 84.508.990 cas d'infection, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles dimanche 3 janvier à 11h00 GMT.

AFP/VNA/CVN



 

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