23/08/2018 01:13
Si l’Union européenne (UE) devient le premier débouché des produits agricoles vietnamiens, il n’est pas facile pour les entreprises vietnamiennes de maintenir et d’élargir leur présence sur ce marché exigeant et très concurrentiel.
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Chez une usine de transformation de noix de cajou à l'exportation dans la province de Binh Phuoc (Sud).
Photo: Thành Dat/VNA/CVN

Selon Trân Ngoc Quân, chef adjoint du Département des marchés européen et américain, du ministère de l’Industrie et du Commerce, l’UE a importé pour 4 milliards de dollars de produits agricoles vietnamiens en 2017 (+12,5% en glissement annuel) et pour 2 milliards au 1er  semestre de 2018 (+ 2%).

L'Accord de libre-échange Vietnam - UE (EVFTA), qui devrait être approuvé avant la fin de l’année, ouvrira de nouvelles possibilités d'import-export, grâce notamment aux droits de douane sur les produits agricoles vietnamiens qui tomberont à 0-5% au cours de la prochaine décennie.

Parmi les pays fournisseurs de fruits et légumes dans l'UE, le Vietnam n’occupe que 1% des parts de marché. Cette situation résulte du fait que la plupart des produits vietnamiens sont exportés à l'état brut ou semi-traité, et que les technologies de traitement, de conservation et de transformation ne satisfont pas aux exigences et normes des pays importateurs.

Trân Ngoc Quân souligne que le Vietnam fait face à une série de défis et d'obstacles en UE. Celle-ci est en effet un marché très exigeant en termes de qualité et d’hygiène alimentaires, avec des mesures draconiennes sur les antibiotiques, les pesticides et la traçabilité des produits. 

Augmenter la valeur ajoutée des produits

Afin de renforcer les exportations nationales de produits agricoles vers le marché européen, selon Nguyên Ngoc Son, spécialiste du Centre néerlandais de promotion des importations en provenance des pays en développement (CBI), ''il faut améliorer les procédures de transformation pour rehausser la valeur ajoutée''. De plus, les entreprises vietnamiennes doivent ''établir une stratégie d’exportation de leurs produits à long terme'' et ''respecter les règlements sur la traçabilité des produits''.

Hoàng Thi Minh Tâm, chargée de l'import-export de la Société à responsabilité limitée IDD Vietnam, fait savoir que l'exportation de café vers l'UE est très difficile en raison de beaucoup de normes draconiennes. Ainsi, dans le but d'exporter du café moulu vers ce marché, la société IDD a investi dans des technologies de transformation à la pointe du progrès. Elle a également renforcé les contrôles de la qualité, de la culture jusqu'au produit fini.

Diêu Thuy/CVN
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