16/09/2015 21:11
Les chariots qui vendent des boissons et de la restauration rapide attirent toujours les clients par leurs enseignes colorées ou par les uniformes de leurs employés.
Un chariot «Banh mi cha cha ca Ma Hai» à Hô Chi Minh-Ville.
Photo : VnExpress/CVN

À partir de 6 heures du matin, les chariots «Banh mi cha cha ca Ma Hai» (sandwich au hachis frit de poisson) et ses employés à l’uniforme orange attirent déjà beaucoup de clients dans la rue Tô Hiên Thành, 10e arrondissement (Hô Chi Minh-Ville.

Chaque employé a sa propre tâche, de sorte que chaque sandwich est réalisé en seulement 10 secondes pour le prix modique de 10.000 dôngs. L’ingrédient principal, c’est un hachis de poisson frais de Vung Tàu frit directement dans le chariot. Le propriétaire de ce «fonds de commerce» indique que tous les jours à 8 heures du matin, près de 200 sandwichs sont vendus.

Et dans le seul 10e arrondissement, plus de 20 de ces chariots circulent dans les rues comme Tô Hiên Thanh, Nguyên Tri Phuong, la route 3 Février, ou encore le carrefour Thanh Thai... Ma Hai n’est pas seul, il y en a plein d’autres comme Ma Nam, Ma Tâm, Cha ca Vung Tàu... qui sont considérés comme des concurrents directs de grandes marques de la restauration rapide telles que Five Star ou «1 phut 30 giây» (Une minute 30 secondes)...

Le chef du service marketing de l’enseigne «1 phut 30 giây», spécialisée dans les petits déjeuners, Thanh Cao, indique qu’aujourd’hui le réseau comprend 130 magasins, dont 40% sous forme de franchise. Ces établissements sont situés principalement dans les grandes villes comme Hô Chi Minh-Ville, Dà Nang et Binh Duong, en général à proximité des écoles, quitte à accepter des loyers élevés compte tenu de ces emplacements privilégiés.

Un combo à 17.000 dôngs comprend, au choix, un hamburger, un pizza, un sandwich ou un hot-dog, et une boisson. «Même si nous vendons nos produits toute la journée, nous ne pouvons pas concurrencer de grandes marques comme KFC ou McDonald’s. Alors, nous avons décidé de vendre de 5 heures à 10 heures du matin et de développer des points de vente ambulants», a ajouté M. Thanh Cao.

L’apparition de chariots de boissons

Outre la restauration rapide, les coins qui vendent du café à emporter sont de plus en plus nombreux à apparaître ces derniers temps à Hô Chi Minh-Ville. La clientèle visée est celle du segment médian, c’est-à-dire de revenus intermédiaires, avec un café de 10.000 à 15.000 dôngs.

Compte tenu du succès de ce modèle d’affaires, plusieurs enseignes spécialisées dans une catégorie de boissons - jus de fruits, jus de ginseng... - sont apparues dans les rues. En particulier, le jus de fruits nuBei Nuoc Mây (boisson de nuage) est devenu célèbre ces dernières années. Ce sont les jeunes qui sont visés avec ce produit à la saveur fraîche et son topping mou et fin.

Aujourd’hui, les points de vente sont nombreux. L’équipement de cette entreprise est assez moderne, les ingrédients sont importés directement des Pays-Bas et les recettes sont des spécialités. On trouve ces chariots les 4e et 10e arrondissement.

«Normalement, nous n’avons pas d’emplacement fixe, nous vendons nos boissons sur les trottoirs près des écoles, des zones populeuses, des cinémas... Parfois, la police ou la défense civile nous ordonne de nous déplacer, mais quand nous rencontrons des fonctionnaires de la ville, il vaut mieux nous enfuir», confie un employé de nuBei Nuoc Mây, avant d’ajouter : «nous vendons à partir de 15 heures, mais dans le futur, nous voudrions commencer le matin».

Remarques d’experts

Estimant cette tendance de petit commerce, le segment des produits de rue occupe de grandes parts de marché, a estimé l’expert en marketing Nguyên Xuân Nhât Huy. Il a aussi insisté sur le fait qu’en matière de commerce alimentaire, le point le plus important est la saveur, puis le prix. Qualité et sécurité alimentaire, un prix raisonnable, une marque et une identité de l’entreprise sont les éléments vitaux de concurrence entre entreprises.

«La vente au détail d’aliments au Vietnam est un marché très potentiel. Pourtant, il existe de nombreux risques, notamment juridiques (envahissement des trottoirs, déclaration d’impôt...). Mais selon moi, les opportunités sont supérieures à ces risques», a estimé M. Huy.
 
Huy Hoàng/CVN
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