09/07/2018 23:34
Avec l’assistance du gouvernement sud-coréen, le Centre national d’action contre les mines du Vietnam (VNMAC), en coopération avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a démarré le 9 juillet à Hanoï un cours de formation en déminage pour des cadres des forces militaires du ministère de la Défense.
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Le Vietnam a toujours besoin des aides internationales dans les activités de déminage et de règlement des conséquences des engins meurtriers.
Photo: Van Duc/VNA/CVN

S’exprimant à ce cours, Nil Christensen, un conseiller du PNUD, a informé que ce dernier déploie des projets en la matière dans 20 pays. Au Vietnam, le PNUD soutient les organes concernés à avoir suffisamment de compétences pour dresser des plans et déterminer les activités prioritaires. Cette formation aidera les cadres et soldats à se renseigner sur de nouveaux procédés de déminage et sur les expériences réussies dans le monde pour ensuite les appliquer au Vietnam.

Ce cours réunit des enseignants qui sont des experts ayant 20 à 30 ans d’expériences dans le déminage, des orateurs venus d'organisations internationales comme l’ONG NPA (Norwegian People’s Aid) spécialisée dans le financement et le conseil technique en matière de déminage et d'élimination des explosifs de guerre, le groupe britannique consultatif sur les mines (Mines Advisory Group-MAG). Il entre dans le cadre du projet "le Vietnam et la République de Corée coopèrent pour régler les conséquences des bombes et mines datant de la guerre". Ce projet, déployé par le VNMAC et le PNUD au Vietnam entre 2018 et 2020, vise à éliminer les explosifs restants, à garantir la sécurité des populations concernées et à promouvoir l’essor socio-économique à Quang Binh et Binh Dinh (Centre).

Après la guerre, une grande quantité de bombes, mines et autres produits explosifs sont restés dans le sol au Vietnam, menaçant constamment la vie des habitants. On estime à 6,13 millions d’ha la surface "polluée", soit 18,82% de la superficie du pays. Plus de 100.000 personnes ont été tuées ou blessées à cause de ces explosifs.

Quang Binh et Binh Dinh sont les deux provinces ayant la plus grande surface touchée et aussi le plus grand nombre de victimes. On estime que plus de 40% de la superficie de Binh Dinh et près de 28% de celle de Quang Binh recèlent encore des explosifs datant de la guerre. Environ 3.000 personnes ont été tuées ou blessés à Binh Dinh et près de 6.000 à Quang Binh.

VNA/CVN
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