20/05/2016 17:27
Le certificat "fair-trade" - aussi nommé commerce équitable - constitue un outil significatif facilitant l’entrée de marchandises du Vietnam sur le marché européen. Néanmoins, cette notion semble assez neuve pour les entreprises comme pour les consommateurs vietnamiens.
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Les produits de cacao de la coopérative Eakar (district d'Eakar, province de Dak Lak) ayant obtenu le certificat "fair-trade". Photo : ​VNA/CVN

Au Vietnam, en effet, un petit nombre d’entreprises ont obtenu ce certificat, essentiellement dans les secteurs du café, du thé et des produits artisanaux.

Dào Duy Tùng, directeur adjoint de la Société de café Nguyên Huy Hùng (implantée dans la province de Kon Tum), l’une des deux premières sociétés vietnamiennes ayant remporté ce certificat, confie que : "Depuis l’obtention de ce certificat, le nombre de nos commandes avec des partenaires étrangers a fortement augmenté. Nos clients d’Europe et des États-Unis sont très exigeants. Ce certificat est pour eux un gage de confiance".

À l’heure actuelle, dans le secteur du café, seules 13 coopératives et deux entreprises d’import-export ont remporté ce certificat. Au Vietnam, le volume de café d’exportation répondant aux critères de "fair-trade" n’atteint que 2.000-4.000 tonnes par an, un chiffre négligeable en comparaison avec les millions de tonnes de café que le pays exporte chaque année.

En ce qui concerne le secteur de l’artisanat, ce certificat a été remis à seulement cinq entreprises. Et sept autres sont en train de remplir les formalités nécessaires.

Selon Lê Ba Ngoc, secrétaire général de l'Association des exportateurs de produits artisanaux du Vietnam : "Actuellement, les importateurs européens s’intéressent aux produits artisanaux ayant obtenu le certificat +fair-trade+. Une immense opportunité pour nos entreprises !".

Le certificat "fair-trade" est un processus de production fermée, de producteurs à entreprises de transformation, puis à distributeurs, et enfin à consommateurs, avec des critères stricts.

Pour l’obtenir, les entreprises ou les coopératives doivent payer des frais à des organisations internationales qui, chaque année, réalisent des examens et contrôles. En cas de non-respect des règles, ce certificat leur est retiré.

CPV/VNA/CVN
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