02/11/2018 23:34
Le parti du président sri-lankais a ravivé jeudi 1er novembre la crise constitutionnelle en affirmant que le Parlement restait suspendu, alors que le président Maithripala Sirisena avait levé quelques heures plus tôt cette suspension, comme l'y appelait la communauté internationale.

>>Le secrétaire général de l'ONU préoccupé par l'aggravation de la crise politique au Sri Lanka
 

Le Premier ministre sri-lankais limogé Ranil Wickremesinghe lors d'une manifestation de soutien de ses partisans, près de sa résidence officielle à Colombo le 30 octobre. Photo: AFP/VNA/CVN


Les parlementaires doivent être consultés pour décider quel Premier ministre dirigera le gouvernement.

Depuis le limogeage surprise vendredi 2 novembre par le président du chef du gouvernement Ranil Wickremesinghe et son remplacement par Mahinda Rajapakse, le Sri Lanka se retrouve de fait avec deux Premiers ministres rivaux. Car Wickremesinghe a dénoncé ce renvoi comme inconstitutionnel et s'accroche au pouvoir.

"J'ai eu une longue discussion avec le président la nuit dernière et j'ai reçu des réponses positives de sa part", a d'abord déclaré Karu Jayasuriya, le président du Parlement. Troisième personnage de l'État dans l'ordre protocolaire, il faisait pression pour que l'assemblée puisse se réunir et avait dit craindre un "bain de sang" si ce n'était pas le cas.

Ranil Wickremesinghe réclamait une session d'urgence du Parlement pour prouver qu'il y détient toujours la majorité, mais celui-ci avait été suspendu par le président Sirisena jusqu'au 16 novembre.

"La voix du peuple a été entendue. Le Parlement sera réuni le 5 novembre. La démocratie triomphera", s'est réjoui M. Wickremesinghe dans un tweet.

Mais jeudi soir 1er novembre, le porte-parole du parti présidentiel Mahindananda Aluthgamage a déclaré à des journalistes que l'assemblée ne reprendrait ses travaux que le 16 novembre, c'est-à-dire à la date initialement prévue.

Depuis quelques jours, les deux camps marchandent ferme les défections de parlementaires adverses dans l'éventualité d'un vote de confiance.

Nommé nouveau chef de gouvernement, Mahinda Rajapakse, l'ex-président et homme fort (2005-2015) de cette nation à majorité bouddhiste de 21 millions d'habitants, a d'ores et déjà annoncé une partie de son propre gouvernement. Ses partisans ont pris le contrôle de médias publics.

Dans une démonstration de force, des dizaines de milliers de soutiens de Ranil Wickremesinghe ont manifesté mardi pacifiquement devant sa résidence officielle à Colombo. Il y vit retranché depuis le début de la crise malgré les menaces d'expulsion manu militari.

Jugeant illégal le processus de changement de Premier ministre, des diplomates occidentaux basés à Colombo ont indiqué à l'AFP leur réticence à reconnaître le nouveau gouvernement, dont ils attendent qu'il prouve sa majorité législative.

 

AFP/VNA/CVN

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