12/11/2021 11:16
Plus de contaminations et plus de malades à l'hôpital : l'épidémie de COVID-19 s'emballe en Allemagne, où la barre des 50.000 nouvelles infections quotidiennes a été franchie, forçant le futur chancelier Olaf Scholz à sortir de sa réserve.
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Le ministre allemand des Finances et candidat à la chancelier Olaf Scholz prononce un discours, lors d'une séance au Bundestag, la chambre basse du parlement, le 11 novembre à Berlin. Photo : AFP/VNA/CVN

Appelé à succéder à Angela Merkel, le social-démocrate affronte sa première crise alors même qu'il ne devrait pas entrer en fonction avant le mois de décembre et la conclusion des négociations entre son parti SPD, les écologistes et les libéraux.

Le futur gouvernement allemand est rattrapé par une nouvelle vague de contaminations qui enfle depuis la fin de l'été et touche des pays européens où le taux de vaccination est encore insuffisant. Comme l'Allemagne, l'Autriche, les Pays-Bas ou la Suisse sont confrontés à une envolée du nombre de cas.

L'épidémie submerge aussi depuis plusieurs semaines la Bulgarie et la Roumanie qui ont le plus faible taux de vaccination de l'UE. À contrario, l'Espagne, championne de la vaccination sur le continent, est épargnée par ce rebond.

L'Allemagne a enregistré jeudi 11 novembre un nombre record de nouvelles infections avec 50.196 cas supplémentaires en 24 heures. "Les politiciens auraient dû réagir beaucoup plus tôt aux analyses claires de la science et introduire une réglementation cohérente à l'échelle nationale", a déploré jeudi 11 novembre le président de l'institut scientifique Max Planck, Martin Stratmann.

Réunion d'urgence

Olaf Scholz tente de désamorcer les critiques sur l'impréparation du pays. Pour donner un cap, les futurs partenaires de coalition ont soumis jeudi au parlement un paquet de mesures misant sur une nouvelle campagne de vaccination, le retour des tests gratuits, l'imposition de restrictions pour les personnes non vaccinées.

"Nous devons prendre de très nombreuses mesures nécessaires pour passer cet hiver", a exhorté devant les députés M. Scholz, ministre des Finances dans le gouvernement sortant d'Angela Merkel.

"Un très grand nombre de ceux qui ne sont pas vaccinés seront infectés (...) C'est la situation qui nous attend", a-t-il mis en garde, souhaitant la réouverture des centres de vaccination.

Les propositions, si elles sont adoptées, devraient entrer en vigueur à la fin du mois. Une queue devant un centre de vaccination contre le COVID-19 dans un centre commercial à Ludwigsburg, dans le sud de l'Allemagne, le 11 novembre.

Une queue devant un centre de vaccination contre le COVID-19 dans un centre commercial à Ludwigsburg, dans le Sud de l'Allemagne, le 11 novembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Une réunion d'urgence entre l'État fédéral et les régions a été convoquée pour jeudi prochain. La flambée est en partie attribuée au taux de vaccination relativement faible de la population en Allemagne, un peu plus de 67%. Le ministre de la Santé Jens Spahn avait récemment qualifié cette nouvelle vague de "pandémie des non vaccinés".

Carnavaliers insouciants 

Le taux d'incidence sur sept jours, qui mesure le nombre de nouvelles infections pour 100.000 habitants, s'élève désormais à 249, au plus haut depuis le début de la pandémie, avec des situations alarmantes dans les Länder de Saxe (521), de Thuringe (469,2) ou en Bavière (427). Le nombre de décès en 24 heures grimpe, s'élevant jeudi 11 novembre à 235.

La pression est croissante sur les unités de soins hospitaliers, même si le nombre de malades du COVID hospitalisés en soins intensifs, actuellement de 2.739, est encore loin du record de décembre dernier (5.762).

L'Allemagne a dû commencer à transférer des patients des régions les plus touchées vers des établissements hospitaliers pouvant les accueillir. Angela Merkel avait jugé mercredi 10 novembre "dramatique" la reprise des infections dans le pays.
Des stands du marché de Noël à Munich, le 11 novembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Plusieurs États touchés ont pris les devants et commencé à serrer la vis aux personnes non vaccinées ou ne pouvant prouver qu'elles sont guéries de la maladie.

À compter de lundi 15 novembre, Berlin va leur interdire l'accès aux restaurants sans terrasse, aux bars, aux salles de sport et aux salons de coiffure. Ce type de dispositif dit "2G", pour "geimpft" (vacciné) ou "genesen" (guéri), est déjà entré en vigueur cette semaine en Saxe.

Des élus appellent à une nouvelle annulation des traditionnels marchés de Noël dans les régions les plus touchées. Mais la flambée de l'épidémie n'a pas empêché la grande ouverture du carnaval de Cologne jeudi 11 novembre dans une ambiance festive pour un public vacciné ou guéri. "Le risque est raisonnable", a assuré Uwe Schörnig, trésorier d'une association de carnavaliers, au milieu de la foule, rassemblée sans masque au coeur de la vieille ville.

AFP/VNA/CVN

 
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