03/04/2020 12:44
L'Assemblée générale des Nations unies a adopté jeudi 2 avril par consensus une résolution appelant à la "coopération internationale" et "au multilatéralisme" pour combattre le COVID-19, premier texte de l'ONU depuis le déclenchement de la pandémie.
Transfert d'un patient suspects d'infection à coronavirus vers l'hôpital St Thomas à Londres. Photo : AFP/VNA/CVN


La résolution, à laquelle a tenté de s'opposer en vain avec un projet concurrent la Russie, soutenue par quatre autres pays, souligne aussi "la nécessité de respecter pleinement les droits humains" et dénonce "toute forme de discrimination, de racisme et de xénophobie dans la réponse à la pandémie".

Le texte insiste sur le rôle central de l'ONU dans la crise sanitaire et économique qui est devenue mondiale. La résolution approuvée par l'Assemblée générale a été initiée par six pays : Suisse, Indonésie, Singapour, Norvège, Liechtenstein et Ghana. Au final, elle a été parrainée par 188 États sur les 193 que comptent les Nations unies, selon des diplomates.

Les cinq pays manquant à l'appel de ce coparrainage sont la Russie, la Centrafrique, Cuba, le Nicaragua et le Venezuela. Ces pays ont coparrainé une "déclaration" proposée par Moscou qui se voulait concurrente de la résolution adoptée, parlant aussi de coopération mais en incluant une demande implicite de levée générale des sanctions internationales. Frappée par de telles mesures en raison du conflit avec l'Ukraine, la Russie considère qu'elles sont un frein à la lutte contre la pandémie.

L'Union européenne, le Royaume Uni et l'Ukraine entre autres sont intervenus jeudi pour bloquer l'adoption de cette "déclaration" qui devait se faire aussi par consensus, selon des diplomates. À la différence du Conseil de sécurité de l'ONU, les résolutions adoptées par l'Assemblée générale ne sont pas contraignantes mais ont une forte valeur politique en fonction du nombre de pays qui les approuvent lors d'un vote ou les coparrainent lors d'une adoption par consensus.

À ce jour, le Conseil de sécurité ne s'est toujours pas mis d'accord sur l'adoption d'un texte en dépit de plusieurs tentatives, des blocages continuant à opposer notamment les États-Unis à la Chine sur l'origine du virus que Washington veut souligner. Des membres permanents du Conseil dotés d'un droit de veto - Chine et Russie - sont par ailleurs réticents à voir le Conseil de sécurité, chargé de la paix et de la sécurité dans le monde, se saisir d'un dossier jusqu'à présent essentiellement sanitaire et économique.
 

APS/VNA/CVN

 

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