16/07/2021 17:31
La Nouvelle-Zélande accueille vendredi 16 juillet une réunion extraordinaire des dirigeants du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) afin d'améliorer la réponse des pays de la région à la pandémie de COVID-19, dans le contexte de propagation rapide du variant Delta.
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La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern (gauche) reçoit sa première dose de vaccin contre le COVID-19 à Auckland, le 18 juin.
Photo : AFP/VNA/CVN

La rencontre à distance, qui a été organisée en moins de cinq jours, doit aussi permettre aux 21 membres de cette organisation de se pencher sur la réponse à la pire crise économique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, a expliqué la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.

"C'est une occasion unique pour que les dirigeants de l'APEC discutent de la façon dont nous aidons notre région à traverser la crise sanitaire et à accélérer la reprise économique", a déclaré Mme Ardern aux journalistes.

La Nouvelle-Zélande doit organiser en novembre en ligne le Sommet annuel de l'organisation. Mais Mme Ardern a estimé que le contexte extraordinaire commandait de convoquer une réunion en urgence.

Elle a précisé que les présidents américain et russe Joe Biden et Vladimir Poutine assisteraient à la réunion virtuelle. Leur homologue chinois Xi Jinping également, selon le ministère chinois des Affaires étrangères.

La Maison Blanche a précisé que ce sommet virtuel serait pour M. Biden la première opportunité de rencontrer la plupart des dirigeants de l'APEC et qu'il soulignerait "l'importance de la région" et présenterait "sa vision d'une zone indo-pacifique libre et ouverte".

"Il informera les dirigeants de ce que les États-Unis font pour jouer leur rôle d'usine à vaccins pour la région et pour soutenir tous ceux qui souffrent du COVID-19", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki.

"Personne ne sera en sécurité"

Améliorer la coopération en matière de vaccins devrait être un des grands sujets lors de cette réunion.

Les poussées épidémiques incontrôlées du variant Delta en Thaïlande ou en Indonésie rappellent à quel point les États auraient tort de tout miser sur la vaccination de leur population au détriment de la coopération internationale, selon Mme Ardern.

"Personne ne sera en sécurité avant que tout le monde ne soit en sécurité", a-t-elle dit.

Pendant la réunion, Mme Ardern plaidera pour que davantage de ressources soient allouées à Covax, le programme de l'ONU visant à garantir un accès équitable aux vaccins et auquel les États-Unis ont largement contribué, mais qui peine à réunir suffisamment de doses pour les pays les plus pauvres.

Alors que dans certains pays développés, 70% de la population est vaccinée, dans d'autres, cette proportion est inférieure à 1%, selon l'ONU.

Mme Ardern espère par ailleurs des pouvoirs accrus pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ainsi que des dispositifs transfrontaliers pour identifier et réagir au plus vite aux futures pandémies.

"Il est évident que notre communauté internationale n'était pas correctement préparée pour le COVID-19, et il est évident que le COVID-19 ne sera pas le dernier grand risque sanitaire auquel nous serons confrontés", a-t-elle poursuivi.

Sur les questions commerciales, Mme Ardern a estimé que les membres de l'APEC devraient s'assurer de ce que les chaînes mondiales d'approvisionnement restent ouvertes et se garder de la tentation de se refermer sur eux-mêmes.

Elle a cependant laissé entendre qu'il ne fallait pas trop attendre de grandes annonces de ce sommet extraordinaire qui est davantage, selon elle, une occasion d'amener les dirigeants à discuter ensemble des défis actuels.

AFP/VNA/CVN
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