04/06/2020 00:19
Le fait que la lutte contre le COVID-19 ait été une priorité pour des millions de Vietnamiens ces derniers temps est le résultat d'une vaste campagne de communication sur le devoir des citoyens dans ce combat, a déclaré la journaliste britannique Georgina Phung.
>>COVID-19 : la 48e journée consécutive sans infections communautaires au Vietnam
>>Banque mondiale : le Vietnam, une "étoile brillante dans le ciel sombre du COVID-19"

La vie a repris son rythme normal au Vietnam.
Photo : Getty Images

Dans un article publié sur le site internet OneZero (https://onezero.medium.com/vietnams-coronavirus-death-toll-is-zero-the-cost-total-surveillance-1cf3d0c6172b), Georgina Phung a souligné l'éducation communautaire comme l'un des outils les plus efficaces que le Vietnam a utilisés pour diffuser des informations sur la propagation du virus du SRAS-CoV-2.

Pour le justifier, elle a mentionné le lancement, en février dernier, par le ministère de la Santé, de la chanson Ghen Cô Vy sur la façon de prévenir la pandémie. Ce produit musical, avec le hashtag #GhenCoVyChallenge, a recueilli près de 38 millions de vues.

Des bannières de propagande conçues dans le style de ceux en temps de guerre, avec des images des combattants actuels contre le COVID-19, ont montré aux gens la bonne façon de porter des masques, a écrit la journaliste.

Pendant ce temps, l'État s'est concentré sur l'information de la gravité de la pandémie et les citoyens se sont tenus au courant de la situation épidémique à travers des messages reçus sur leurs téléphones portables ou les applications technologiques, a-t-elle ajouté.

Parallèlement aux différents programmes mis en œuvre par les médias nationaux, le Vietnam a accordé une grande importance au processus de détection, de suivi et d'isolement des personnes infectées par le virus et des personnes en contact avec les porteurs du virus. Selon l’auteure, il s'agissait également de la stratégie clé que le pays a utilisé il y a 17 ans pour devenir le premier à contenir le syndrome respiratoire aigu et sévère (SRAS).

Aucun décès lié au coronavirus

Le Vietnam a mis à la disposition de la population deux applications mobiles qui lui ont permis d'informer les autorités locales de leurs symptômes ou des cas suspects dans leur quartier, d'où la possibilité de localiser les foyers de l'épidémie, a expliqué Georgina.

Dans un autre article publié dimanche 31 mai dans le New York Post, la journaliste Dana Kenedy explique comment le Vietnam, un pays avec un système de santé précaire, n’a enregistré aucun décès lié au coronavirus. Selon elle, les autorités ont agi vite et précocement.

Le Vietnam a déclaré l’épidémie nationale dès le 1e février alors qu’il n’y avait que six cas confirmés dans le pays. Tous les vols entre le Vietnam et la Chine ont été interrompus, suivis de la suspension des visas aux citoyens chinois le lendemain, a expliqué la journaliste.

Le pays a levé les mesures de distanciation sociale fin avril après un arrêt de trois semaines, mais n’a signalé aucune infection locale depuis plus de 40 jours. Les entreprises et les écoles ont réouvert et la vie reprend lentement son rythme normal, a-t-elle conclu. 

NDEL/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Revivre les jeux de miniatures à Hô Chi Minh-Ville

Binh Liêu, écrin de nature dans la province de Quang Ninh Quand on évoque Quang Ninh, on pense généralement à la baie de Ha Long, à l’île de Cô Tô ou à la montagne de Yên Tu. Rares sont ceux qui connaissent Binh Liêu, une terre encore vierge et peu connue des touristes.