28/08/2021 22:41
Les territoires ultra-marins vivent des évolutions contrastées de l'épidémie de COVID-19, avec l'urgence sanitaire jusqu'au 15 novembre aux Antilles, en Guyane et en Polynésie, tandis que la Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis et Futuna ne comptent actuellement plus de malades.

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Lits et brancadres prêts pour accueillir des malades du COVID sont dans le hall de l'hopital Taaone à Papeete, le 20 août. Photo : AFP/VNA/CVN


Par ailleurs, le gouvernement a décidé mercredi 25 août de repousser au 13 septembre la rentrée scolaire dans les Antilles et dans la zone "rouge" de la Guyane.

Polynésie 

La reprise de l'épidémie, tirée par l'arivée du variant Delta, a submergé la Polynésie française où toutes les structures sanitaires sont saturées : 395 Polynésiens étaient hospitalisés vendredi 27 août, dont 55 en réanimation. Le taux d'incidence atteint 2.731 cas de cOVID pour 100.000 habitants

Le COVID-19 a provoqué jeudi 26 août 17 nouveaux décès en une journée, ce qui porte le total des morts Polynésiens à 370 depuis le début de l'épidémie.

En revanche, la vaccination progresse et le seuil symbolique de 100.000 personnes complètement vaccinées a été franchi jeudi 26 août. Un peu moins d'un Polynésien sur deux a déjà reçu au moins une dose de vaccin dans cette collectivité de 280.000 habitants.

Martinique 

Pour tenter de freiner une épidémie galopante qui se traduit par une explosion des formes graves et une saturation des hôpitaux, le préfet de Martinique a renforcé depuis le 10 août le confinement qui existait déjà dans la journée : les plages sont interdites, les déplacements limités à un kilomètre autour du domicile, et avec une attestation. Un couvre feu est appliqué sur l'ensemble du territoire de 19h00 à 5h00.

Au 24 août, la Martinique connaissait un taux d'incidence de 875 sur 100.000, en baisse sur une semaine, et 22,5% des plus de 12 ans avaient un shéma vaccinal complet.

Guadeloupe 

Les hôpitaux et cliniques qui accueillent les patients COVID ont tous activé leur plan blanc. Le nombre de lits de réanimation du territoire a été multiplié par trois, à 92 lits, et 26 patients avaient été évacués vers l'hexagone au 25 août.

 

Les rues désertes de Fort-de-France, le 11 août alors que le confinement est de rigueur. Photo : AFP/VNA/CVN


Les Guadeloupéens sont confinés à 5 km autour de leur domicile, et sont soumis à un couvre-feu de 19h00 à 5h00. La préfecture a décidé la semaine dernière que "les plages, rivières et cours d'eau" ne seront désormais accessibles que le matin.

Au 25 août, la Guadeloupe avait un taux d'incidence de 1.554,9 pour 100.000, en baisse sur une semaine. Côté vaccination, 32,82% des plus de 12 ans ont déjà eu au moins une première dose de vaccin.

Saint-Barthélémy et Saint-Martin 

Un couvre feu de 22h00 à 5h00 est en vigueur sur les deux îles. Seuls les déplacements pour motif impérieux sont autorisés et doivent être justifiés.


À Saint-Martin, 42,51% des plus de 18 ans avaient reçus au moins une dose de vaccin, ils étaient 73,35% à Saint-Barthélémy.

Guyane 

Un couvre-feu est en place de 19h00 à 5h00, ainsi que la journée de dimanche, dans une zone rouge dans laquelle les indicateurs se dégradent (huit communes représentant 62% de la population, dont Cayenne et Kourou). Les déplacements en journée doivent être justifiés par une attestation.

Le taux d'incidence est de 448 pour 100.000 habitants dans l'ensemble de la Guyane, mais il est de 718 pour 100.000 sur l'île de Cayenne.

En Guyane, 26,5% des plus de 12 ans ont reçu deux doses de vaccins.

Saint-Pierre-et-Miquelon 

Dans cet archipel proche du Canada, où 84% de la population de plus de 18 ans a reçu deux doses de vaccin, la situation sanitaire est maîtrisée.

Les personnes non vaccinées arrivant sur le territoire par voie aérienne ou maritime sont placées en quarantaine pour une durée de sept jours, suivi d'un nouveau test PCR.

Mayotte 

Avec un taux d'incidence de 27,2 cas pour 100.000 habitants, l'île connaît un répit par rapport à l'épidémie qu'elle a connue en début d'année. Les restrictions ont été assouplies depuis le 20 mai.

Seuls les voyageurs non vaccinés à destination du territoire national, ou de l'Union des Comores restent soumis à l'obligation d'un motif impérieux.

La Réunion 

Malgré une amélioration de la situation épidémique, le confinement partiel de l'île, en vigueur depuis début août, a été prolongé jusqu'au 5 septembre.

Près de 50% de la population éligible de la Réunion dispose d'un schéma vaccinal complet. Mardi 24 août, le taux d'incidence était de 226 pour 100.000 habitants contre près de 342 la semaine précédente. Toutefois, l'ARS a souligné un nombre de décès "en forte augmentation pour atteindre un niveau hebdomadaire sans précédent" de 22 patients.

Nouvelle-Calédonie 

La Nouvelle-Calédonie est un territoire "COVID free". Le virus n'y circulant pas, aucune restriction sanitaire n'y est actuellement appliquée après la procédure de sas sanitaire obligatoire.

Des médecins et des chefs d'entreprise ont appelé vendredi 27 août le gouvernement à rendre au plus vite la vaccination obligatoire pour tous les Calédoniens. Le président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie Louis Mapou (indépendantiste) avait déclaré la semaine dernière que la vaccination obligatoire de toute la population n'était "plus un sujet tabou", compte tenu des risques du variant Delta.

Seulement 32% de la population est vaccinée.

Wallis et Futuna 

L'archipel de Wallis et Futuna, où des premiers cas avaient été détectés début mars, est redevenu un territoire exempt de COVID-19 mi-juillet. Tout déplacement entre l'archipel et la France métropolitaine ou toute autre destination que la Nouvelle-Calédonie doit être motivé par un motif impérieux.

AFP/VNA/CVN

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