11/07/2020 15:10
Des experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont attendus samedi 11 juillet à Pékin pour une mission exploratoire avant le démarrage de l'enquête que l'OMS veut mener sur l'origine du virus apparu en Chine fin 2019.
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Transporter un habitant touché par le coronavirus aux États-Unis.
Photo : Xinhua/VNA/CVN

La mission de ces deux experts, un épidémiologiste et un spécialiste de la santé animale, intervient alors que l'OMS a lancé vendredi 10 juillet un appel à la vigilance devant l'explosion récente des contaminations dans le monde. La pandémie de COVID-19 a déjà tué plus de 556.000 personnes et elle continue de progresser, particulièrement aux États-Unis et au Brésil, où le nombre des décès a dépassé vendredi 10 juillet les 70.000.

En annonçant le 10 juillet que les experts de l'OMS étaient en route pour la Chine, la porte-parole de l'organisation, Margaret Harris, a indiqué qu'ils auraient des entretiens avec des responsables chinois et détermineraient les lieux que la future mission d'enquête devra visiter.

"L'une des plus grandes questions est de savoir si le virus a été transmis à l'homme par un animal et de quel animal il s'agit", a déclaré Mme Harris.

Intervenir rapidement

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné vendredi 10 juillet que les contaminations dans le monde avaient "plus que doublé ces six dernières semaines".

Dressant ce constat inquiétant, il a insisté sur la nécessité d'intervenir très rapidement lorsque des foyers apparaissent.

"Seule une action agressive combinée à une unité nationale et à une solidarité mondiale peut renverser la trajectoire", a déclaré M. Ghebreyesus. "Il existe de nombreux exemples dans le monde entier qui ont montré que même si l'épidémie est très intense, elle peut encore être ramenée sous contrôle", a-t-il dit.

Les États-Unis ont salué vendredi 10 juillet l'annonce de l'enquête de l'OMS en Chine. "Nous considérons cette enquête scientifique comme une étape nécessaire pour avoir une compréhension complète et transparente de la manière dont ce virus s'est répandu dans le monde", a déclaré l'ambassadeur américain auprès des Nations unies à Genève, Andrew Bremberg.

Une déclaration inhabituellement positive de la part des États-Unis, qui avaient lancé officiellement mardi leur procédure de retrait de l'OMS.

Washington critique l'organisation depuis le début de la crise, l'accusant d'avoir tardé à réagir et surtout d'avoir été trop complaisante avec la Chine après l'apparition du virus.

Le président Donald Trump avait annoncé en mai qu'il allait "mettre fin à la relation" entre les États-Unis et l'OMS, qualifiée de "marionnette de la Chine".

Les États-Unis sont le pays le plus lourdement touché par le virus. L'épidémie y a fait 133.969 morts, dont 774 au cours des dernières 24 heures, selon les données publiées vendredi 10 juillet par l'université Johns Hopkins. Et 63.643 contaminations supplémentaires ont été enregistrées en 24 heures.

Les experts craignent que la courbe des décès ne suive rapidement la même trajectoire que celle des nouvelles infections.

Plus de 70.000 morts au Brésil

Dans un hôpital à Rio de Janeiro, au Brésil, dans lequel sont traités les patients du coronavirus.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le COVID-19 poursuit également ses ravages en Amérique latine, où il atteint certains de ses dirigeants.

En Bolivie, la présidente par intérim Janine Añez, candidate à l'élection présidentielle de septembre, a annoncé jeudi 9 juillet qu'elle était contaminée. Toujours vendredi 10 juillet, c'est la présidente du Congrès bolivien, Eva Copa, deuxième dans l'ordre protocolaire de succession à la tête de l'État, qui a déclaré qu'elle l'était aussi.

Au Venezuela, où le président Nicolas Maduro a annoncé la prolongation pour un mois de l'état d'urgence instauré pour lutter contre le virus, le ministre du Pétrole Tareck El Aissami a annoncé sa contamination. Un autre proche collaborateur de M. Maduro, Diosdado Cabello, numéro deux du pouvoir chaviste, avait fait de même jeudi 9 juillet.

Au Brésil, c'est le président brésilien Jair Bolsonaro qui a annoncé mardi 7 juillet être contaminé.

Le Brésil est le pays d'Amérique latine le plus affecté par le virus et le deuxième au niveau mondial. Il a franchi vendredi 10 juillet la barre des 70.000 morts après avoir enregistré 1.214 décès supplémentaires au cours des 24 heures précédentes. Les contaminations s'élèvent à plus de 1,8 million de cas.

Bogota, principal foyer de la pandémie en Colombie, a augmenté son niveau d'alerte face à la propagation du virus et va renforcer le confinement de la population. À partir de lundi, la capitale bolivienne "entre en alerte orange et le système de soins intensifs en alerte rouge", a annoncé la maire de Bogota, Claudia Lopez.

La Colombie a enregistré 133.973 cas de contaminations dont 4.714 décès.

Dans des pays où la pandémie semblait en passe d'être maîtrisée, des résurgences ont été enregistrées. En Australie, les cinq millions d'habitants de Melbourne ont été replacés en confinement pour six semaines.

Hong Kong (Chine) a annoncé la fermeture de toutes ses écoles à partir de lundi 6 juillet en raison d'une "hausse exponentielle" des contaminations.

De nouveaux foyers sont aussi apparus en Europe, le continent le plus endeuillé avec plus de 200.000 morts (pour 2,8 millions de cas), où la situation paraît toutefois pour le moment sous contrôle.

AFP/VNA/CVN

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