24/03/2020 16:41
Ces derniers jours, dans les hôpitaux de Hô Chi Minh-Ville, on a enregistré une baisse remarquable du nombre de personnes venant faire des examens médicaux pour tous types de maladies.
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Prise de température pour tous les visiteurs dès l’entrée de l’Hôpital de médecine et de pharmacie de Hô Chi Minh-Ville.

La baisse du nombre de patients a été attribué à l'épidémie de COVID-19 alors que les médecins avaient donné l’alerte en disant que sans examen et sans traitement à temps, certains patients pourraient être en danger.

L'hôpital Cho Rây de Hô Chi Minh-Ville est dans le Sud l’un des hôpitaux qui a le plus grand nombre de patients. Ces derniers jours, il y a eu beaucoup moins de visites pour des examens médicaux. Le docteur Pham Thanh Viêt, chef du Département de planification et d'administration, a informé qu’auparavant, l'hôpital recevait entre 5.000 et 6.000 visites pour des examens médicaux par jour alors qu’à présent ce nombre plafonne à 4.000.

Lê Minh Hiên, chef du Département du travail social, a même montré que normalement, les patients étaient très nombreux et les fauteuils roulants de l'hôpital n'étaient pas suffisants pour répondre aux besoins des patients dans un état de santé grave ou  âgés. Maintenant, en raison de l'épidémie, le nombre de personnes qui veulent consulter est en recul.

Ces derniers temps, à l’Hôpital de dermato-vénéréologie de Hô Chi Minh-Ville. Les patients sont moins nombreux. "Auparavant, nous recevions de 2.100 à 2.200 patients/jour, mais maintenant ce nombre stagne autour de 1.800, soit 20 à 25% de moins. Les habitants ont peur d'aller dans des endroits surpeuplés", a expliqué Nguyên Trong Hao, directeur de l’Hôpital de dermato vénéréologie.

Éviter l'infection du virus

En attendant son examen à l'Hôpital d'oncologie avec inquiétude, Lê Thuy Vi (47 ans, habitante de la province de Long An) a confié qu'elle ne voulait pas faire le déplacement. "C’est seulement parce que je souffre que je suis venue.  L'hôpital est bondé et j'ai peur d'être infectée par le coronavirus".

Port de bracelets pour les visiteurs dans un hôpital de Hô Chi Minh-Ville.

Nguyên Xuân Dung, directeur de l'Hôpital d’oncologie, a déclaré que le nombre des patients avait diminué d'environ 10% par rapport aux jours normaux.

"Normalement, la réduction du nombre de visites des examens médicaux est un bon signe, car la santé de la population se stabilise. Cependant, comme les gens s’inquiètent de cette épidémie, ils ne vont pas à l'hôpital pour consulter. C'est dangereux parce qu’on ne peut pas faire de dépistage précoce et prescrire un traitement. Si leur maladie s’aggrave, il sera difficile de guérir nos patients", a témoigné le docteur Pham Thanh Viêt, l'Hôpital de Cho Rây.

En outre, les médecins ont souligné que l’auto-traitement des patients avec une ancienne ordonnance, sans réexamen, est très dangereux. Le professeur agrégé Nguyên Thanh Hiêp, vice- directeur de l’Université de médecine Pham Ngoc Thach de Hô Chi Minh-Ville, a déclaré que le réexamen est très important car c'est une preuve de la guérison des patients après la période de traitement.

Avec la même opinion, le docteur Pham Thanh Viêt a ajouté que pour les patients à haut risque, l'utilisation d'une ancienne ordonnance est très dangereuse. Ainsi, pour les  patients souffrant d’une maladie chronique comme le diabète, l'hypertension artérielle, si l'ancienne ordonnance est utilisée, l'efficacité du contrôle de la glycémie ou de la tension artérielle diminuera. Des complications plus graves, susceptibles d’entraîner la mort, pourront survenir.

Sûreté assurée dans les hôpitaux

Lavage des mains à l’entrée de l’hôpital de dermato-vénéréologie.

Face aux mouvements compliqués de l'épidémie de COVID-19 au Vietnam et dans le monde, l’hôpital de Médecine et de Pharmacie de Hô Chi Minh-Ville a renforcé ses tests de dépistage dès réception des patients. En fait, l'hôpital organise un test sur  toutes les personnes qui se rendent sur son campus, y compris les patients, les membres de la famille malades, les soignants, les visiteurs, les partenaires qui vont au travail via une déclaration médicale et une prise de température.

Les soignants doivent porter des bracelets. L'hôpital stipule que les personnes doivent porter des masques chirurgicaux ou des masques en tissu, se laver les mains avec du gel hydroalcoolique placé dans les ascenseurs, les salles d'attente et devant les chambres.

À l'Hôpital de dermato-vénéréologie de Hô Chi Minh-Ville depuis que l'épidémie de COVID-19 a progressé toutes ces   mesures de prévention ont été mises en place : prise de température, désinfection des mains pour tous les patients et leurs proches, visiteurs et personnel médical dès l'entrée.

Le Service municipal de la santé a exhorté les établissements médicaux de la région à mettre rapidement en œuvre des mesures de prévention pour assurer la santé des patients, de leur famille ainsi que du personnel médical.

Texte et photos : Quang Châu/CVN

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