08/05/2020 15:43
La distanciation sociale a incité Luyên Thi Linh à se souvenir davantage de ses journées de scolarité dans le passé. C’est pourquoi, elle et un groupe d’amis ayant fait leurs études au Royaume-Uni, ont mis en œuvre un projet de production d’un film documentaire sur ce thème.

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L’image des soldats chantant dans la zone de quarantaine sera présentée dans le film documentaire de Luyên Thi Linh.
Photo : Trà Anh/CVN

Alors que l'épidémie du nouveau coronavirus (COVID-19) a éclaté en mars au Royaume-Uni, le programme d’étude d’agréation en affaires créatives de Luyên Thi Linh a changé. Linh a obtenu une bourse Chevening du gouvernement britannique. Cette bourse d’étude permet aux boursiers de poursuivre leurs études de master pendant un an au Royaume-Uni.

À cause de la propagation de COVID-19, les heures d’étude de Linh ont donc été transférées en ligne. Les étudiants internationaux peuvent ainsi retourner dans leur pays d'origine pour suivre le programme. "L’enseignement à distance a commencé et les gens ont été encouragés à pratiquer la distanciation sociale. Je reste également à la maison", explique la jeune fille.

Comme beaucoup, ses amis aussi ressentent cette différence dans leur vie. Leur amie en France raconte qu’elle doit par exemple écrire une attestation avant de pouvoir quitter son domicile. "C'était inimaginable, je n'ai jamais pensé que cela aurait pu se produire. Les petites choses de la vie comme sortir, rencontrer des amis, aller à l'école n'étaient plus du tout de l’ordre du jour", raconte-t-elle. Ce qui a donné envie à Linh de produire un film documentaire de cette période dans le souhait que les générations suivantes puissent comprendre et respecter ces petites choses.

L’initiative de Linh a été applaudie par ses amis du Club de production de film de l’université. "Cette œuvre raconte les vues concernant la pandémie de COVID-19 des populations de divers pays. Chaque nation comprend une trentaine de personnes pour le tournage. L’image de chaque pays dure de 10 à 15 minutes", informe Linh.

Le danseur Vu Ngoc Khai (gauche) participe également au projet.
Photo : NVCC/CVN

Une histoire émouvante au Vietnam

Dang Thu Trà, âgée de 24 ans, est un des premiers membres qui a accepté de fournir des scènes de tournage pour le documentaire de Linh. Thu Trà est revenue du Japon et a passé du temps en quarantaine dans l’école de formation professionnelle high-tech implantée dans l’arrondissement de Nam Tu Liêm à Hanoï.

"Avant de revenir au Vietnam, j'ai tourné un clip au Japon. J’en ai réalisé un autre pendant mon séjour dans la zone d'isolement. Il s’agit essentiellement des angles de la vie quotidienne. J’ai également interviewé les personnes avec lesquelles j’ai partagé ma chambre avec deux questions à la demande de Linh : +Comment l’épidémie vous affecte-t-elle ?+ et +De quoi avez-vous le plus peur pendant cette période ?+", partage Thu Trà.

L’optimisme des soldats volontaires dans la zone de quarantaine a impressionné Thu Trà. "Le plus impressionnant est l'image des soldats portant les tenues de protection et chantant dans la cour et tout le monde se tenant debout dans les couloirs de tous les étages de l’immeuble pour applaudir", raconte-t-elle.

Le danseur Vu Ngoc Khai revenu d’Europe a participé au projet de Luyên Thi Linh. Khai a déclaré que dans le film de Linh, il parlerait très peu et raconterait principalement son histoire en mouvements de danse.

D’après Linh, elle attend encore les images des agents médicaux et soldats.

Selon les prévisions, Linh et ses amis pourraient monter en septembre prochain un ouvrage brut. À la fin de cette année, leur film documentaire serait projeté au Vietnam.

Hoàng Phuong - Trinh Nguyên/CVN
 
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