05/02/2020 22:36
Le monde dispose encore d'une "fenêtre de tir" pour endiguer l'épidémie de pneumonie virale, avertit l'OMS, alors que le bilan s'approche des 500 morts et que les mesures de confinement gagnent en ampleur mercredi 5 février à travers la Chine.
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Contrôle de température des passagers arrivant à l'aéroport international Pudong de Shanghai, le 4 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

Après la mise en quarantaine de facto de Wuhan et de la province du Hubei (Centre), épicentre du nouveau coronavirus, un nombre grandissant de villes de l'Est de la Chine - dont la métropole économique de Hangzhou - imposent des restrictions de déplacement à leurs habitants.

Des mesures draconiennes saluées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) : "Il existe une fenêtre de tir grâce aux mesures fortes prises par la Chine (...). Ne laissons pas passer cette fenêtre", a insisté mardi soir 4 février son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Au moins 490 personnes atteintes du nouveau coronavirus (nCoV) sont mortes en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao), la plupart à Wuhan et dans sa province du Hubei, selon un bilan officiel mercredi 5 février. Plus de 24.000 cas de contamination ont été confirmés dans le pays.

Par contraste, près de 200 cas de contamination ont été identifiés en dehors de Chine dans une vingtaine de pays, Hong Kong - territoire chinois semi-autonome - faisant par ailleurs état mardi 4 février de son premier décès.

"Cela ne signifie pas que la situation ne va pas empirer", a prévenu le chef de l'OMS, accusant certains pays riches d'être "très en retard" pour le partage d'informations sur l'épidémie et réclamant une plus grande solidarité internationale.

Avenues désertes à Hangzhou

La Chine, elle, continue de muscler ses mesures : plusieurs agglomérations de la province du Zhejiang (Est), à plusieurs centaines de kilomètres de Wuhan, ont mis en oeuvre depuis mardi de nouvelles restrictions aux déplacements.

À Hangzhou (plus de 200 cas rapportés), une métropole économique et touristique à environ 150 kilomètres de Shanghai, des barrières de couleur verte bloquaient mercredi 5 février les avenues menant au siège du géant chinois du commerce en ligne Alibaba.

Les rues étaient désertes tandis qu'un avion militaire tournoyait dans le ciel. Des haut-parleurs hurlaient : "S'il vous plaît, ne sortez pas, ne sortez pas!", avant d'appeler à dénoncer les personnes originaires du Hubei.

Le siège d'Alibaba se situe dans l'un des trois arrondissements de la ville où une seule personne par foyer est dorénavant autorisée à sortir tous les deux jours - 3 millions d'habitants sont concernés.

Au moins trois autres grandes villes du Zhejiang - Taizhou, Wenzhou et  Ningbo - ont imposé ce type de restrictions à quelque 18 millions de personnes.

Des mesures de confinement s'étendaient mercredi à des villes d'autres provinces, jusqu'aux lointaines régions industrielles du nord-est.

Dans le Henan, province limitrophe du Hubei, la municipalité de Zhumadian a ordonné qu'une seule personne par foyer soit autorisée à quitter son domicile... une fois tous les cinq jours, tout en promettant des primes en cas de dénonciation de personnes venues du Hubei.

Pour la première fois, le gouvernement chinois a admis en début de semaine "des défaillances" dans sa réaction à la crise sanitaire, réclamant une amélioration des dispositifs d'urgence.

Face à un système de santé débordé, Wuhan a accueilli mardi ses premiers malades dans un nouvel hôpital construit en dix jours et qui compte 1.000 lits. Un second de ce type devrait ouvrir dans les prochains jours.

Ailleurs dans la ville, un centre culturel, un centre d'exposition et un gymnase ont été convertis en cliniques improvisées totalisant quelque 3.400 lits.

Et, signe que les besoins restent immenses, huit autres bâtiments devraient être également transformés pour accueillir des malades, indiquait mercredi 5 février la presse d'État.

AFP/VNA/CVN

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