05/04/2020 05:50
Agences de voyages, restaurants, hôtels, salons de beauté... à Hô Chi Minh-Ville connaissent tous un rude coup d’arrêt suite aux nombreuses mesures drastiques mises en œuvre pour combattre le COVID-19. Avec comme corollaire des milliers de salariés qui se retrouvent sans emploi.
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Un café du 9e arrondissement fermé suite à la mesure de distanciation sociale imposée par le gouvernement.

Nguyên Van Hoàng, 25 ans, travaille dans une boutique de téléphonie mobile dans l’arrondissement de Binh Thanh, à Hô Chi Minh-Ville. Il a vu le nombre de ses clients divisé par deux depuis le début de la pandémie au niveau national.

"Les clients se font rares. Nous devons faire de la vente en ligne, a partagé le jeune salarié. Ça va être dur de tenir financièrement au-delà de trois mois. J’ai intérêt à faire des économies et à restreindre drastiquement mes dépenses quotidiennes".

Situation identique pour Nguyên Ngoc Quynh, 24 ans, salariée dans un salon de beauté du 1er arrondissement. "Notre salon a fermé ses portes début avril. Maintenant, je suis au chômage. Mais notre patron ne nous offre aucune compensation en ce moment difficile, a-t-elle déploré. Je suis un peu désemparée. Il ne me reste plus qu’à attendre patiemment la fin de la distanciation sociale".
 
Doàn Thê Long, commerçant indépendant dans le 3e arrondissement, n’est pas épargné par la crise.

Travailleurs indépendants
en situation délicate
 
Les travailleurs indépendants ainsi que les entrepreneurs constatent une chute brutale de leur chiffre d’affaires. Ils doivent pourtant payer le loyer de leur local tout en essayant d’écouler leurs produits en ligne.
 
Doàn Thê Long, 49 ans, est commerçant indépendant. Il subit de plein fouet la crise du COVID-19 : "La pandémie impacte beaucoup mes affaires, bien évidemment. Notre chiffre d’affaires dégringole en raison des mesures de restriction".

Trân Thi Huong, 32 ans, est propriétaire d’une librairie dans le 3e arrondissement. Elle a fermé boutique il y a un mois à cause de la baisse importante du nombre de clients. "Heureusement, je ne dois pas payer de loyer pendant cette période. Pourtant, je ne peux pas rester les bras croisés. La seule solution, c’est de vendre  en ligne, a-t-elle confié. J’espère que la situation reviendra à la normale au plus tôt et que la pandémie sera sous contrôle".

Une rue déserte à Hô Chi Minh-Ville, après la décision de distanciation sociale au niveau national prise par le Premier ministre.
Photo : Xuân Khu/VNA/CVN

Selon Dào Ngoc Dung, ministre du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales, plus de 15% des entreprises ont vu leur production chuter en mars, contre 10% en février. Les entreprises ont réduit considérablement leurs activités, ce qui a entraîné des licenciements massifs.

En février 2020, plus de 47.000 personnes avaient demandé une assurance chômage, soit une hausse de près de 60% par rapport à janvier et de 70% par rapport à la même période de 2019.
 
Texte et photos : Truong Giang/CVN
 










 
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