01/04/2020 09:10
Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G20 ont promis mardi 31 mars d'aider les pays pauvres à supporter le fardeau de leur dette et d'assister les marchés émergents pour limiter l'impact du nouveau coronavirus sur leur économie.
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Le roi saoudien Salmane préside une vidéoconférence du G20 depuis Ryad, le 26 mars.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les ministres et gouverneurs se sont réunis en visioconférence quelques jours après une réunion extraordinaire des dirigeants des vingt premières économies au cours de laquelle ceux-ci avaient promis d'injecter 5.000 milliards de dollars (près de 4.550 milliards d'euros) dans l'économie, des prévisions faisant état d'une prochaine profonde récession en raison de la pandémie.

Le président américain Donald Trump, son homologue russe Vladimir Poutine ainsi que le chef de l'État français Emmanuel Macron ont participé à un Sommet du G20 qui s'est tenu le 26 mars sur fond de critiques contre le groupe. Il lui était reproché son manque de réactivité face à la pandémie qui a fait plus de 40.000 morts dans le monde et contraint près de la moitié de la population mondiale au confinement.

Les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales ont salué mardi un plan d'aide de 160 millions de dollars (environ 145 millions d'euros) de la Banque mondiale sur quinze mois pour soutenir les pays membres de l'institution, a indiqué dans un communiqué l'Arabie saoudite, qui assure la présidence tournante du G20.

Ils se sont aussi mis d'accord pour appuyer un plan pour répondre au "risque de vulnérabilité à l'endettement des pays à faibles revenus" et pour travailler à la "délivrance rapide (...) d'une assistance financière aux marchés émergents et aux pays en développement", est-il précisé dans le texte. Cette deuxième réunion intervient après des appels lancés au groupe pour aider les pays les plus pauvres qui n'ont pas accès aux marchés de capitaux pour se financer et ne disposent souvent pas d'infrastructures médicales adéquates.

Lors de leur sommet, les dirigeants du G20 ont promis de travailler avec le Fonds monétaire international (FMI) pour déployer un plan de soutien financier "solide" aux nations en développement. "Nous saluons les actions décisives que beaucoup d'entre vous ont prises pour protéger les populations et l'économie du COVID-19, ce qui a mené au déclin de la volatilité des principaux marchés financiers ces derniers jours", a déclaré la directrice du FMI Kristalina Georgieva au cours de la réunion mardi 31 mars.

"Cependant, nous restons très préoccupés par les prévisions négatives pour l'économie mondiale en 2020 et en particulier par la pression que cela mettra sur les marchés émergents et les pays à faibles revenus", a-t-elle ajouté. Dans une étudie publiée lundi 30 mars, les économistes de l'ONU ont demandé 1.500 milliards de dollars (1.365 milliards d'euros) pour les pays en développement et l'annulation de leur dette à hauteur de 1.000 milliards de dollars (910 milliards d'euros) cette année pour les aider à faire face à la pandémie.

"Si les dirigeants du G20 veulent respecter leur engagement de +réponse mondiale dans un esprit de solidarité+, des mesures doivent être prises (...) pour les six milliards de personnes qui vivent en dehors des économies du G20", a déclaré dans un communiqué Richard Kozul-Wright, un responsable de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement.

Les ministres du Commerce et des Investissements du G20 se sont également réunis en urgence lundi 30 mars pour discuter de l'impact de la pandémie sur le commerce international. Ils ont affirmé à l'issue de cette réunion travailler ensemble pour assurer les échanges internationaux d'équipements médicaux et de médicaments mais aussi de biens de première nécessité.

AFP/VNA/CVN


 

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