28/04/2020 11:25
Quelque 4,3 millions de familles tirant leurs revenus du secteur informel ou de métiers précaires vont bénéficier d'aides financières directes pour faire face à la crise liée à la pandémie du nouveau coronavirus, a annoncé lundi 27 avril le ministre marocain de l'Économie.
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Deux Marocains confinés chez eux observent une patrouille de la police dans le quartier de Takadoum, à Rabat, le 27 mars. Photo : AFP/VNA/CVN

Environ 1,8 million de foyers ont déjà touché ces aides financées par le fond spécial d'urgence "COVID-19" créé sous l'impulsion du roi du Maroc, a précisé Mohamed Benchaaboum lors d'un discours devant le Parlement.

Les aides allouées à ceux qui vivaient de petits boulots au noir ou de métiers indépendants sans couverture sociale - artisans, journaliers, vendeurs ambulants, coursiers, gardiens, femmes de ménage, ouvriers du bâtiment - vont de 800 à 1.200 dirhams (75 à 110 euros) par mois selon la taille du foyer.

À ces aides s'ajoutent un gel des factures d'eau et d'électricité et des reports de crédit à la consommation. Des distributions alimentaires ont aussi commencé dans toutes les régions du pays pour les plus démunis.

Le secteur informel représente près de 80% des emplois au Maroc, selon un rapport de l'Organisation internationale du travail (OIT), et les trois quarts des travailleurs ne bénéficient d'aucune couverture sociale d'après les statistiques officielles.

Ce pays de 35 millions d'habitants comptait un peu plus de trois millions de pauvres avant la crise, selon les statistiques officielles. La pandémie s'ajoutant à la sécheresse, près de 10 millions de Marocains pourraient se retrouver dans une situation économique très difficile, selon la Banque mondiale.

La partie structurée de l'économie marocaine n'a pas été épargnée par la paralysie économique induite par les mesures de confinement imposés pour limiter la contagion.

Près de 142.000 entreprises (soit 57% des sociétés recensées) ont arrêté définitivement ou temporairement leurs activités, la moitié de celles qui travaillent encore ont réduit leur production et quelque 800.000 salariés et employés se retrouvent au chômage.

Des facilités fiscales ont été prévues pour les entreprises et des prêts exceptionnels sont en cours de déblocage pour environ 9.000 petites et moyennes entreprises, selon le ministère de l'Economie.

L'apport de l'État et les dons des entreprises ont permis d'alimenter le fond "COVID-19" à hauteur de 32 milliards de dirhams (2,9 milliards d'euros).

Le coût des aides aux travailleurs précaires représente actuellement à 4,2 milliards de dirhams et celui des allocations de chômage environ 2 milliards de dirhams par mois, selon la même source.

Quelque deux milliards du fond "COVID-19" ont aussi été alloués à l'équipement des hôpitaux publics (lits de réanimation, appareils respiratoires, test de dépistages, etc.), selon le bilan présenté lundi 27 avril au Parlement.

AFP/VNA/CVN

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