21/09/2016 22:02
Aujourd’hui, avec un simple smartphone, le consommateur vietnamien est en mesure de connaître l’origine des aliments qu’il souhaite acheter.
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Des produits revêtu d’un timbres de certification d’origine et comprenant un QR code. Photo : VNA/CVN

Selon Nguyên Van Chi, directeur du Centre de promotion du commerce agricole de Hanoi, ce dernier a déployé en une année un système informatique de contrôle d’origine de 350 articles de cinq établissements de production d’aliments sécuritaires. Ces produits, revêtus d’une étiquette d’identification d’origine comprenant un QR code, sont commercialisés par de grands distributeurs comme Clever Food, BigGreen, Fivimark...

Il suffit de posséder un terminal portable avec accès à Internet et d’une application de lecture de QR code pour obtenir toutes informations détaillées telles que lieux de production et distributeur, justificatifs de la certification, nom, date et lieu de production, description... M. Chi précisent que ce code est délivré aux seuls aliments certifiés VietGap (normes de bonnes pratiques agricoles).

Cette application permet aussi «aux entreprises de recevoir les avis des consommateurs. Il s’agit, en fait, d’un projet qui contribue à instituer la confiance envers les producteurs», a souligné Hà Minh Duc, directeur de la compagnie CleveFood.

Pour l’instant, Hanoï et Hô Chi Minh-Ville sont les deux premières localités vietnamiennes à tester ce système. Concrètement, le Service de l’industrie et du commerce d’Hô Chi Minh-Ville va lancer un programme expérimental de contrôle de l’origine de la viande de porc de quelques marchés en novembre prochain. Pour cela, Hanoi prépare l’identification de 350 articles de cinq établissements.

«Nous avons créé un contrôle de l’origine des produits agroalimentaires en un peu plus d’un an, qui permet à la clientèle de connaître précisément l’origine des produits», a insisté Pham Phuong Thao, directrice de la chaîne de magasins d’alimentation organique Oganica. Selon Mme Thao, bien que la ferme d’Oganica soit certifiée par l’Europe et les États-Unis, elle utilise en outre cette technologie de contrôle de l’origine par smartphone afin de mieux gagner la confiance du consommateur.

«Nous créons actuellement un logiciel pour obtenir ces informations des produits agroalimentaires, dont le déploiement se fera en deux phases, d’abord les produits périssables, c’est-à-dire organiques, puis les autres. Le coût de cette opération est de 15 à 20 millions de dôngs», a souligné Trân Manh Chiên, directeur de la chaîne de magasins d’alimentation Bac Tôm.

Le contrôle d’origine n’est pas tout en termes de sécurité alimentaire

«L’obtention de ces informations par smartphone n’est pas difficile, sous réserve de surveiller strictement la chaîne producteur-distributeur, et cela varie selon les produits», considère Pham Thu Dung, de la rue Huynh Thuc Khang de Hanoï.

Les consommateurs s’intéressent toujours à l’origine des aliments qu’ils achètent. Photo : Mai Huong/CVN

En effet, comme l’explique M. Chiên, le contrôle d’origine est seulement une partie du problème, car les informations ne concernent que l’origine, mais rien sur les éventuels processus de transformation, et même, plus simplement, sur le respect de certaines règles, comme celles de la chaîne du froid, par exemple. C’est donc un seul contrôle d’origine, et non pas de tous les aspects de la sécurité alimentaire. Il est donc important de surveiller les divers processus entre la production et la commercialisation.

Selon les établissements de production d’aliments biologiques, plusieurs unités souhaitent donner des informations claires aux consommateurs. «Le contrôle d’origine permet aux entreprises de fournir rapidement des informations aux clients, mais elles doivent être vérifiées par les autorités compétentes. Ce n’est que dans ce cas que les consommateurs auront pleinement confiance», a déclaré Nguyên Tiên Hung, directeur de la compagnie BigGreen.

«Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural révisera ses politiques afin d’encourager les entreprises et les exploitants agricoles à assurer l’hygiène et la sécurité alimentaire en vue de créer un marché stable», a souligné Trân Thanh Nam, vice-ministre de l’Agriculture et du Développement rural.
 
Mai Huong/CVN

 
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