15/11/2020 16:06
Des manifestations contre les restrictions liées à la pandémie ont été organisées dans plusieurs pays samedi 14 novembre en Europe, au moment où l'explosion des cas de coronavirus aux États-Unis force New York à refermer ses écoles.
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Manifestations "Retrouvons nos libertés" dans la ville française de Nice, contre les restrictions pour cause de pandémie, le 14 novembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Au total, au moins 1.305.039 morts, pour 53.438.640 cas de nouveau coronavirus, ont été officiellement recensés dans le monde, selon un comptage réalisé par l’AFP samedi 14 novembre à 11h00 GMT.

Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 245.574 décès, devant le Brésil (165.658 morts), l'Inde (129.188 morts), le Mexique (98.259 morts) et le Royaume-Uni (51.304 morts).

Avec 284.000 nouveaux cas quotidiens, l'Europe est toujours la région enregistrant la plus forte progression. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a dit samedi 14 novembre prévoir de donner son avis favorable à un premier vaccin "d'ici la fin de l'année" en vue d'une distribution "à partir de janvier", "si les données (cliniques) sont solides".

En lançant un vaccin en janvier, ses premiers effets sur la propagation du virus "seront visibles dans cinq à six mois, essentiellement l'été prochain", a estimé Guido Rasi, directeur de l'EMA. Mais la responsable de la division immunisation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Katherine O'Brien, a prévenu que la méfiance du public envers l'immunisation pourrait rendre inutile le plus efficace des produits, dans un entretien à l'AFP.

Manifestations anti-restrictions 

En attendant, les autorités européennes écartent presque partout l'idée d'un assouplissement des restrictions, et les durcissent par endroit.

Manifestations "Retrouvons nos libertés" dans la ville française de Nice, contre les restrictions pour cause de pandémie, le 14 novembre.
Photo : AFP/VNA/CVN
 
Au Portugal, après le couvre-feu nocturne instauré lundi dernier, un couvre-feu le week-end est entré en vigueur samedi 14 novembre pour 70% de la population. La semaine prochaine, 80% de la population sera concernée. Dans l'après-midi, 500 manifestants ont bravé les restrictions à Lisbonne pour une "marche pour la liberté".

"La pandémie est là et il faut nous protéger, mais sans tuer l'économie", a témoigné Carla Torres, 33 ans, travaillant dans la communication pour des chefs cuisiniers, des restaurants et des hôtels. "Nos clients ne peuvent plus nous payer et ils seront nombreux à devoir licencier des employés dès le mois prochain".

En Allemagne, près d'un millier d'anti-masques ont défilé à Francfort (centre) à l'appel d'un collectif "Libre penseur", 700 personnes se sont également rassemblées à Ratisbonne (sud), et d'autres manifestations sont prévues dimanche 15 novembre. La chancelière allemande Angela Merkel avait estimé que l'épidémie allait a minima "nous occuper tout l'hiver".

Même son de cloche en France, l'un des épicentres de la deuxième vague (359 morts supplémentaires depuis vendredi 13 nocvembre) : il va falloir "vivre avec le virus sur le temps long", a averti le Premier ministre Jean Castex, qui a dit travailler à de nouvelles "règles" jusqu'à l'arrivée d'un vaccin.

Des manifestations contre les restrictions s'y sont tenues samedi 14 novembre, rassemblant plusieurs centaines de manifestants à Marseille (Sud-Est) et 1.500 personnes à Nice (Sud-Est). Dans le cortège niçois, on pouvait lire sur des pancartes : "Masques dès 6 ans c'est non!", "Culture sacrifiée" ou encore "Couvre-feu? Nous ne sommes pas en guerre".

L'Autriche confinée 

D'autres pays européens ont annoncé samedi 14 novembre de nouvelles restrictions : la Grèce va fermer ses écoles primaires et ses crèches, l'Ukraine ses commerces non essentiels pour trois weekends.

En Autriche, le chancelier Sebastian Kurz a annoncé qu'à partir de mardi 10 novembre et jusqu'au 6 décembre, serait "instauré un confinement comme celui du printemps", avec les sorties restreintes au maximum et la fermeture des écoles et magasins non essentiels.

Opération de désinfection à l'entrée du Musée national d'anthropologie de Mexico, le 14 novembre. Photo : AFP/VNA/CVN

La situation s'aggrave en Italie, qui a enregistré 544 morts en 24 heures. Et près de la moitié des Italiens sont désormais en confinement partiel. Dans la région de Naples, classée en "zone rouge" comme la Toscane, les hôpitaux sont débordés: on y a soigné parfois des patients directement dans leur voiture, tandis que d'autres agonisaient dans des ambulances.

Inquiétude avant Thanksgiving 

Ailleurs dans le monde, le nombre de contaminations augmente sur tous les continents, à l'exception de l'Océanie. Au Liban, un confinement "total" du pays est entré en vigueur samedi pour lutter contre l'augmentation en flèche des cas de COVID-19 qui se répercute sur les hôpitaux désormais saturés.

Le Mexique a annoncé avoir dépassé samedi 14 novembre le million de cas confirmés, après avoir enregistré 5.860 nouvelles infections en 24 heures. Et la maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, a annoncé vendredi la fermeture des bars et des cantines pendant 15 jours. Mais c'est aux États-Unis que la situation est la plus préoccupante : près d’un décès sur cinq a eu lieu dans ce pays, le plus endeuillé au monde avec 245.574 morts pour 10.888.372 cas, selon le dernier bilan de l'université Johns Hopkins.

Ville américaine la plus touchée par la première vague au printemps avec plus de 23.000 morts, New York connaît à nouveau une flambée de cas, et le maire Bill de Blasio a appelé les parents d'élèves à "se préparer" à la fermeture des écoles lundi 16 novembre.

Mais dans sa première intervention publique depuis l'annonce de sa défaite samedi 14 novembre à la présidentielle - qu'il refuse de reconnaître -, Donald Trump a martelé : "cette administration n'imposera pas de confinement".
 
AFP/VNA/CVN
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