06/05/2017 21:12
La 4e réunion des dirigeants du programme «Ha Long - Cat Bà Alliance» a eu lieu le 5 mai, dans la ville portuaire de Hai Phong (Nord), sous les auspices de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).
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La 4e réunion des dirigeants du programme «Ha Long - Cat Bà Alliance» a   été organisée le 5 mai dans la ville de Hai Phong. Photo : Vân Du/CVN

L'évènement a vu la participation des autorités de la ville de Hai Phong et de la province voisine de Quang Ninh (Nord), de représentants de l’ambassade des États-Unis au Vietnam, de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), de l’Union des associations de l’UNESCO du Vietnam, d’ONG ainsi que d'agences de tourisme et d’entreprises opérant dans la baie de Ha Long et à Cat Bà.

Dossier de réinscription de la baie Ha Long et l’archipel Cat Bà

L'évènement, organisé dans le cadre du programme «Ha Long - Cát Bà Alliance», une initiative destinée à protéger l’environnement du Patrimoine mondial de la baie de Ha Long, financé à hauteur de 970.000 dollars par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), avait pour but d’évaluer la préparation du dossier de demande de réinscription de la baie Ha Long, en inclut l’archipel Cat Bà, sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO et de discuter de la protection de la nature.

Les participants ont discuté des résultats de la première étape du programme et du plan pour la période 2017-2019, des activités de développement et des défis qu’ils posent pour la conservation de la biodiversité, de la présentation de la Liste verte de l'IUCN, un indicateur mondial de conversation réussie, contribuant à augmenter la qualité du dossier   de réinscription dans la liste du patrimoine culturel mondial de l'ensemble baie Ha Long - île de Cat Bà.

S’agissant de ce dossier, actuellement, la province de Quang Ninh et la ville de Hai Phong, avec l’aide de l’IUCN, ont donné leur vert pour sa rédaction. Il faudra notamment déterminer la valeur universelle exceptionnelle de la biodiversité selon les critères de sélection IX et X dans les Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, les similarités en termes de valeur géologique et géomorphologique entre la baie de Ha Long et l’archipel de Cat Bà selon les critères de sélection VII et VIII, les similarités en termes esthétiques...

Vue générale de l'archipel de Cat Bà.
Photo : Quang Quyêt/VNA/CVN

Conflit entre environnement et tourisme

D’une superficie de 320 km², l’archipel de Cat Bà, ville portuaire de Hai Phong (Nord), compte 388 îles et îlots. Il a été reconnu en 2004 par l’UNESCO Réserve mondiale de biosphère, en raison de sa remarquable mosaïque d’écosystèmes avec montagnes karstiques couvertes de forêts, mangroves, récifs coralliens, tapis d’algues marines... On y a recensé plus de 3.860 espèces animales et végétales, selon le Docteur Nguyên Công Thung de l'Institut de l'environnement marin et des ressources du Vietnam (IMER), dont beaucoup sont inscrites dans le Livre Rouge des espèces menacées du Vietnam, voire dans celle du monde (cas du Langur de Cat Bà, une espèce de primate endémique de l’archipel, par exemple).

Pourtant, prenant la parole dans la 4e réunion, Nguyên Hoàng Tri, président et secrétaire général de la Commission nationale du Programme sur l'homme et la biosphère du Vietnam, a abordé le conflit entre protection de la nature et activités touristiques, qui fait peser des menaces sur le maintien des titres de l’UNESCO.

Selon Neahga Leonard, directeur du projet de préservation des langurs de Cat Bà, «la surexploitation des ressources et le tourisme font peser une lourde menace sur cet écosystème fragile, provoque des défis pour la préservation de la biodiversité».

Ce responsable a ajouté que «beaucoup de pays cherchent à limiter le développement touristique dans des sites fragiles» comme la Grèce (à Santorini), l’Italie, l’Espagne (à Barcelone), l’Islande, la Thaïlande, le Pérou (au Machu Picchu)… «Ce qui n’est pas le cas dans l’archipel de Cat Bà qui accueille pourtant plus de touristes que les destinations ci-dessus». Selon lui, la construction des infrastructures de tourisme doit être «planifiée et gérée efficacement, pour à la fois préserver la nature, la biodiversité et augmenter les moyens de subsistance des habitants».

Les critères de sélection pour la valeur universelle exceptionnelle de la biodiversité

Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire à au moins un des dix critères de sélection. Jusqu'à la fin de 2004, les sites du patrimoine mondial étaient sélectionnés sur la base de quatre critères naturels :

(VII) : représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles ;

(VIII) : être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l'histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d'éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification;

(IX) : être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l'évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d'animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins ;

(X) : contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la biodiversité, dont ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.
 

Vân Du/CVN


 
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