13/04/2015 11:14
À l’occasion du 40e anniversaire de la libération du Sud et de la réunification du Vietnam, et du 125e anniversaire de la naissance du Président Hô Chi Minh, l’Association «Les amis de Léo Figuères» (ALF), en coordination avec l’ambassade du Vietnam en France, a organisé le 11 avril à Malakoff, en proche banlieue parisienne, une conférence-débat intitulée «Vietnam, des luttes de libération aux réalités d’aujourd’hui», en présence de l’ambassadeur du Vietnam en France, Nguyên Ngoc Son, et de la maire de Malakoff, Catherine Magaté.

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Nombreux sont les membres de l’ALF, des représentants de la mairie de Malakoff, des amis français à être venus assister à cette manifestation. 
 

La première page du livre «Je reviens du Vietnam libre», publié en 1954.


L’Association «Les amis de Léo Figuères» a été fondée en 2012 dans le but d’honorer et de poursuivre la cause de Léo Figuères, grande figure de la Résistance et du Parti communiste français (PCF), et maire de la ville de Malakoff de 1965 à 1996. De son vivant, il occupait plusieurs postes importants, à savoir secrétaire général de l’Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF), directeur du journal L’Avant-garde, directeur de la revue théorique du PCF, Les Cahiers du communisme. Dirigeant national du PCF, il a été au Comité central (1945-1976) et à son secrétariat de 1959 à 1964.

Léo Figuères a été envoyé au Vietnam par la Direction du PCF en février 1950, répondant à une invitation de l’Union de la jeunesse vietnamienne. Durant quatre mois, il a vécu dans les bases de résistance, sillonné les zones libérées, emprunté les pistes, dormant parfois sur le sol, dans les paillotes. Il a été reçu par le président Hô Chi Minh ainsi que des dirigeants de la résistance. À son retour en France, il a écrit beaucoup d’articles pour les journaux français comme l’Humanité, Ce Soir, l’Avant-garde, Libération, etc. Son livre «Je reviens du Vietnam libre» a été tiré à 10.000 exemplaires, réédité plusieurs fois et traduit en dix langues étrangères. 
 

La couverture du livre «Je reviens du Vietnam libre», publié en mars dernier.


Dans son discours, l’ambassadeur du Vietnam en France, Nguyên Ngoc Son, a rappelé les luttes longues, difficiles mais héroïques et glorieuses du peuple vietnamien. D’après lui, pendant 30 ans consécutifs, afin de sauvegarder son indépendance, le peuple vietnamien a dû traverser deux guerres parmi les plus atroces et meurtrières de l’histoire contemporaine de l’humanité : contre le colonialisme américain (de 1946 à 1954) puis contre l’impérialisme américain (de 1954 à 1975). L’ambassadeur a aussi souligné les succès remarquables obtenus par le Vietnam depuis le Renouveau en 1986.

À cette occasion, le diplomate vietnamien a exprimé sa reconnaissance à l’égard du Parti communiste français et des amis français pour leur aide et soutien dévoués, précieux tant sur le plan matériel que sur le plan moral. «Parmi les millions et les millions de personnes qui nous ont soutenus, le peuple vietnamien est fier d’avoir eu à ses côtés les amis français prêts à donner leur vie pour l’indépendance, la liberté nationales et la paix au Vietnam. Nous pensons particulièrement à Henri Martin, à Raymonde Dien, à Madeleine Riffaud», a-t-il souligné. 

Conférence-débat sur les luttes de libération du Vietnam en France, le 11 avril à Malakoff, en proche banlieue parisienne.


Il a aussi rendu un hommage appuyé à Léo Figuères, qu’il considère comme un grand ami du Vietnam. Lui qui, «par son engagement pour l’indépendance du Vietnam et sa lutte contre le colonialisme au Vietnam, représente toujours le symbole de la prise de conscience de la communauté humaine qui se lève contre l’injustice, la barbarie».

Ses articles dans l’Humanité et son livre «Je reviens du Vietnam libre», dans lesquels il révélait la vérité sur la situation au Vietnam et ainsi que ses propositions de paix et d’échange de prisonniers avec le Vietnam, ont mis les autorités françaises à l’époque en colère. Le gouvernement français l’a fait poursuivre et condamner en août 1950 par contumace à quinze ans de réclusion, ce qui l’a contraint à se retirer dans la clandestinité et à se réfugier en Roumanie pendant trois ans.

Malgré d’innombrables difficultés, il a gardé sa foi en le Président Hô Chi Minh et les communistes vietnamiens. «Sa fidélité avec la cause vietnamienne, ses sentiments réservés à Hô Chi Minh, aux Vietnamiens font de lui aussi un symbole de la solidarité entre le Parti communiste français et le Parti communiste du Vietnam, ainsi que l’amitié entre les deux peuples vietnamien et français», a conclu l’ambassadeur Nguyên Ngoc Son.

Texte et photos : Bich Hà/VNA/CVN

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