04/05/2018 16:11
Américains et Chinois attaquent vendredi 4 mai leur seconde journée de négociations pour tenter d'éviter une guerre commerciale, moins de trois semaines avant l'entrée en vigueur attendue de droits de douane punitifs aux États-Unis.
>>Des relations sino-américaines stables contribuent à la prospérité mondiale
>>La Chine se dit prête à riposter aux États-Unis, et toutes les options sont possibles

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin (centre) et le secrétaire au Commerce Wilbur Ross (droite) à Pékin, le 4 mai.
Photo: AFP/VNA/CVN

"Nous avons de très bonnes discussions", a lancé aux journalistes le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, alors qu'il quittait son hôtel pour entamer une deuxième et en principe dernière journée de pourparlers avec le vice-Premier ministre chinois Liu He. Pékin comme Washington sont restés jusqu'à présent très avares de détails.

De même, les médias chinois restaient extrêmement discrets sur la visite de la délégation américaine qui réunit le gratin de la politique commerciale américaine, dont le secrétaire au Commerce Wilbur Ross, le représentant au Commerce (USTR) Robert Lighthizer, le conseiller économique en chef de la Maison Blanche Larry Kudlow...

L'enjeu est de taille: leur visite intervient alors que la Chine est sous la menace, qui pourrait se concrétiser dès le 22 mai, de droits de douane sur quelque 50 milliards de dollars de produits exportés vers les États-Unis.

La Chine se dit prête à répliquer avec des taxes sur 50 milliards de dollars de produits américains importés (soja, automobiles, bœuf...)

"Résultat positif"

À Washington, le conseiller économique du vice-président Mike Pence, Mark Calabria, a révélé que la première journée de pourparlers avait été "assez bonne", selon des propos rapportés par l'agence financière Bloomberg.

Les États-Unis ont remis à leurs interlocuteurs "une liste détaillée de demandes", a déclaré M. Calabria, précisant que Washington souhaitait que les droits de douane chinois soient ramenés au niveau des droits imposés par les Américains. "Le problème sera toujours que nous entendons la plupart du temps des choses très positives de la part des Chinois, mais que cela n'est pas forcément suivi d'effet", a-t-il cependant souligné.

Les États-Unis, qui réclament une réduction de 100 milliards de dollars du déficit des échanges avec la Chine (375 milliards de dollars en 2017), entendent obtenir une plus grande ouverture du marché chinois.

Des cargos et conteneurs au port de Yangshan, le 9 avril à Shanghai (Chine).
Photo: AFP/VNA/CVN

Ils exigent également une protection renforcée des droits de propriété intellectuelle, fustigeant les co-entreprises "forcées" et transferts technologiques imposés par Pékin aux sociétés étrangères.

Pour autant, la prudence dominait de part et d'autre sur la possibilité d'un accord immédiat à l'issue des pourparlers à Pékin.

"Il n'est pas réaliste d'imaginer résoudre tous les contentieux avec (cette seule séquence) de négociations", avait averti Hua Chunying, porte-parole de la diplomatie chinoise.

"La liste des choses qui posent problème est très longue. C'est un grand, grand défi", abondait Robert Lighthizer avant son envol pour Pékin, estimant que la propriété intellectuelle était le point le plus épineux.

Pour autant, "même si les deux parties n'aboutissent à aucun accord, et qu'elles s'entendent simplement à poursuivre leurs discussions, c'est un résultat positif", tempérait vendredi 4 mai le quotidien étatique China Daily dans un éditorial. "Au moins, cela confortera l'idée qu'un accord satisfaisant peut encore être négocié", observait-il.

AFP/VNA/CVN

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