01/07/2018 18:42
Depuis, l’organisation internationale a reconnu trois autres trésors de cette ville qui fut la capitale des Nguyên, la dernière dynastie vietnamienne, entre 1802 et 1945: la musique de cour, les tablettes xylographiques, les documents administratifs des Nguyên et le patrimoine littéraire et poétique gravé sur l’architecture. Qu’a fait le Vietnam pour préserver ces trésors inestimables?
>>L’ancienne capitale impériale de Huê, patrimoine culturel mondial
>>Un objet de la dynastie des Nguyên mis au jour dans une province du Centre

Des images de la Cour royale de Huê sur scène.
Photo: Hô Câu/VNA/CVN

Avec l’inscription, dès 1993, de l’ensemble de ses monuments au Patrimoine mondial, Huê est la première ville vietnamienne à avoir ainsi été honorée par l’UNESCO.

L’ensemble de monuments de Huê et les biens immatériels qui les accompagnent bénéficient d’une attention particulière de l’État vietnamien. Les Premiers ministres qui se sont succédés ont approuvé des plans d’aménagement, de préservation et de valorisation de la cité impériale de 1996 à 2010, puis de 2010 à 2020.

"Depuis 1996 jusqu’à maintenant, 22 années ont passé. On peut dire que les investissements publics pour la préservation de Huê sont plus importants que pour les autres sites", estime Phan Thanh Hai, directeur du Centre de conservation des monuments de Huê.

"En effet, l’État a réservé plus de 1.500 milliards de dôngs à des travaux de restauration, de préservation, de recherches, de collectes, d’exploitation et de valorisation des trésors de Huê. Cet engagement financier augmente de plus en plus. Mais de notre côté, à Huê, nous avons aussi fait des efforts considérables, ce qui nous a permis de prendre en charge 80% du financement des travaux", fait-il savoir.

Des poèmes dorés dans la salle principale du palais Thái Hoà, à Huê.
Photo: Thúy Hà/CVN

Tous ces efforts ont été reconnus par l’UNESCO qui a plusieurs fois proposé de faire de Huê un modèle à suivre pour toute la région Asie-Pacifique en termes de restauration de sites classés au patrimoine culturel mondial. Mais Huê peut aussi donner l’exemple pour ce qui est de sauvegarder le patrimoine culturel immatériel, comme l’explique Phan Thanh Hai.

"Le patrimoine culturel immatériel de Huê est aussi riche que diversifié. En plus des recherches, des collectes et des reconstitutions, l’essentiel du travail consiste à le faire vivre au quotidien", dit-il.

"Aussi, avons-nous essayé de reconstituer des espaces appropriés pour les représentations de musique et des fêtes de la cour. En ce qui concerne les pratiques rituelles de la cour, nous avons reconstitué des cérémonies de culte sur les esplanades de Nam Giao et de Xa Tac, des relèves de garde, des réunions entre le roi et ses mandarins… l’idée étant de faire imaginer aux personnes d’aujourd’hui le contexte d’autrefois".

Et c’est ainsi que les touristes de passage à Huê peuvent assister à des concerts de musique de la cour sur des sites liés à la dynastie, tels que le palais Thái Hòa, le temple dédié au roi fondateur ou le théâtre royal. Pendant les festivals, ces traditions culturelles occupent la part belle des spectacles présentés par les troupes locales. Mais elles ont aussi été introduites dans les écoles où les enfants apprennent à reconnaître les valeurs du patrimoine laissé par leurs prédécesseurs. 

VOV/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Vietnam - France: une coopération chaque jour plus florissante

Les ponts célèbres de Dà Nang Dà Nang (Centre) est surnommée la ''ville de lumières'' en raison de ses ponts lumineux. Parmi eux, les trois plus importants enjambent la rivière Hàn: Dragon, Nguyên Van Trôi et Thuân Phuoc.