23/11/2019 16:52
Des manifestants ont défié vendredi 22 novembre le couvre-feu imposé à Bogota, protestant à coups de casseroles devant le domicile du président colombien Ivan Duque, cible la veille d’une mobilisation massive.
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La mobilisation en Colombie intervient dans un climat agité en Amérique latine avec des crises. Photo : AFP/VNA/CVN

Une cinquantaine de personnes chantaient l’hymne national devant la résidence du chef de l’État dans le nord de la capitale. Ces manifestants se sont dispersés dans le calme, une heure après le début du couvre-feu à 21h00 locales (02h00 GMT samedi 23 novembre), tandis qu’aileurs dans la ville, des habitants faisaient aussi depuis chez eux résonner casseroles et marmites.

Environ 300 personnes ont aussi protesté sur la principale autoroute traversant Bogota, qui n’avait pas connu de couvre-feu total depuis des manifestations en 1977. Plus tôt dans la soirée, le président de droite avait appelé à un dialogue national.

"À partir de la semaine prochaine, je lancerai une conversation nationale, qui renforcera l’actuel agenda de politique sociale, en travaillant ainsi de manière unie avec une vision à moyen et long terme, qui nous permettra de combler les écarts sociaux", a-t-il affirmé, précisant que ce dialogue se tiendrait "dans les régions avec tous les secteurs".

"Vandalisme" maîtrisé à Bogota

Très impopulaire après à peine plus de 15 mois au pouvoir, M. Duque a ainsi fait un premier pas envers les organisations ayant appelé à la plus grande mobilisation sociale de ces dernières années contre le gouvernement. Il a ajouté avoir "décidé de renforcer la présence de la force publique" et ordonné "le déploiement de patrouilles mixtes de la police et de l’armée de terre dans les lieux les plus critiques".

De son côté, le maire de Bogota, Enrique Peñalosa, a décrété le couvre-feu jusqu’à 06h00 samedi (11h00 GMT), en réponse à des troubles dans des quartiers populaires de cette capitale de sept millions d’habitants.

Le ministre de la Défense, Carlos Holmes Trujillo, a ensuite annoncé dans la nuit que les "actes de vandalisme" avaient été maitrisés à Bogota. "Il n’y a pas d’actes de vandalisme actuellement, le couvre-feu est respecté à 90%", a-t-il déclaré à la presse.

Auparavant, des centaines de personnes s’étaient regroupées en fin de journée pour des "cacerolazos" notamment place Bolivar, coeur historique de Bogota, proche de la présidence, et ailleurs comme à Medellin et Cali, deuxième et troisième villes du pays. Les rassemblements dans la capitale se sont ensuite dispersés.

Les autorités avaient d’abord fait état vendredi 23 novembre d’un retour à la tranquillité sur l’ensemble du territoire. Mais peu après, de nouveaux incidents opposaient des habitants du sud de la capitale aux forces de l’ordre, près de stations de transport urbain, fermées en raison des dégâts la veille. Des supermarchés ont été pillés et des autobus attaqués.

AFP/VNA/CVN
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