06/08/2017 18:51
Les tribulations d'un groupe musical composé d'un curé, d'un rabbin et d'un imam : après l'esclavage et la Françafrique, c'est à la cohabitation entre religions que le réalisateur et humoriste Fabrice Eboué s'est attaqué dans son dernier film "Coexister", présenté en avant-première à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).
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Le réalisateur Fabrice Eboué et l'actrice Amelle Chahbi à la présentation du film "Coexister" à Saint-Jean-de-Luz, dans le sud-ouest de la France, le 3 août 2017.
Photo : AFP/VNA/CVN

Pour ses précédents long-métrages, Fabrice Eboué s'était associé à d'autres réalisateurs, son complice humoriste Thomas Ngijol et Lionel Steketee pour "Case Départ" (2010), puis de nouveau Steketee en 2014 pour "Le Crocodile du Botswanga". Mais c'est seul qu'il a décidé de tourner sa nouvelle comédie, dont la sortie officielle est prévue le 11 octobre.

"C'est important de se challenger, je pense avoir progressé au niveau de l'image. La seule façon de s'émanciper, d'être soi dans un film, c'est d'être seul", a expliqué le réalisateur jeudi soir 3 août à l'issue de la première projection publique.

Le film narre l'histoire d'un producteur de musique à la dérive, qui cherche à renouer avec le succès commercial en montant un groupe de chanteurs constitué d'un rabbin, d'un imam et d'un curé. Une comédie avec un "fond philosophique", précise Fabrice Éboué, librement inspirée de l'histoire des "Prêtres", trois religieux français qui avaient connu le succès entre 2010 et 2014 avec plusieurs disques.

"Je pense que c'est important en France de conserver des comédies qui ont aussi un discours, qui, en tout cas, peuvent apporter un débat", dit-il.
 
AFP/VNA/CVN
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