02/04/2021 23:08
Après une seule compétition en 2020, les surfeurs pros remontent sur la planche, dès jeudi 1er avril à Newcastle, pour la première de quatre étapes organisées en Australie, alors que les débuts olympiques de la discipline ne sont plus qu'à quelques longueurs.
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La Française Johanne Defay surfe lors de l’épreuve du Roxy Pro France 2019, le 11 octobre 2019 à Capbreton.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Là, on est dans une partie du monde où il n'y a pas trop de COVID. Quand je vois les actus en France, c’est vraiment galère, j’envoie toutes mes pensées et toutes les bonnes +vibes+ aux Français pour pouvoir endurer ça une nouvelle fois", tempère auprès de l'AFP l'une des dix meilleures surfeuses au classement mondial, Johanne Defay, qui reprend du service après une compétition compliquée en décembre.

Defay est en Australie pour deux mois de compétitions, celles mises en place par la World Surf League (WSL), qui gère le circuit pro (CT, Championship Tour).

Le CT en 2020 n'a pas eu lieu en raison de la crise sanitaire, mais la WSL a souhaité se lancer dans un circuit 2021, qu'elle a fait débuter en décembre 2020.

La première étape s'est déroulée à Hawaï, mais des cas de COVID et une attaque mortelle par un requin sur une surfeuse amateure ont tout remis en cause. Les deux étapes suivantes prévues sur le continent américain ont été annulées.

La WSL tente donc de rebondir avec quatre étapes à la suite en Australie, qui n'ont pas été simples à mettre en place en termes de logistique.

"On a tous pris l’avion ensemble le 6 mars à Los Angeles, affrété juste pour les surfeurs et la WSL. Arrivés à Sydney, on a été répartis dans deux hôtels pour faire notre quatorzaine", raconte Defay.

Intensité 

Le Français Jérémy Flores surfe lors de l’épreuve de la World Surf League à Keramas, le 19 mai 2019 dans la province de Bali.
Photo : AFP/VNA/CVN

Pour son compatriote Jérémy Florès, ces précautions sont nécessaires, mais elles ont un coût.

"Perso, j'ai des économies, je peux me le permettre. Mais il y a d'autres surfeurs qui n'ont pas les mêmes moyens. Certains, de ce que j'ai entendu dire, ont été obligés de faire des prêts. C'est chaud... Si tu ne performes pas, tu es perdant financièrement. Je pense que, du coup, il y aura beaucoup d'intensité lors de ces deux mois de compétition, plus que d'habitude", a-t-il expliqué dans un blog sur le site du journal L'Équipe.

Plus qu'heureux d'avoir retrouvé les vagues et une certaine forme de liberté en Australie, les surfeurs ont hâte de renouer avec la compétition.

"Je me sens clairement prêt et impatient", a prévenu l'Hawaiien John John Florence, double champion du monde.

"Ces quatre compétitions sont la meilleure façon pour moi de me préparer pour les JO. Je vais me confronter ici aux meilleurs surfeurs du monde et c'est la préparation idéale", a assuré l'actuel N°1 mondial.

Après l'Australie, les surfeurs sont censés enchaîner avec le CT sur une épreuve en juin à Rio de Janeiro puis début juillet en Afrique du Sud, qui risquent de n'être pas maintenues en raison de la pandémie.

Ils ont aussi à leur programme les Mondiaux, organisés par la Fédération internationale de surf et obligatoires pour tous les sélectionnés aux JO, début juin au Salvador.

Les épreuves olympiques sont prévues du 25 au 28 juillet.

Le CT doit reprendre ensuite le 12 août par l'étape en Californie sur les vagues artificielles. Puis dès le 23 août, ce sera sur le spot de Teahupo'o, à Tahiti, qui accueillera les épreuves de surf lors des JO-2024.
 
AFP/VNA/CVN
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