18/03/2019 08:37
Des dizaines de tombes étaient en cours de préparation lundi matin 18 mars au cimetière de Christchurch pour accueillir les dépouilles des 50 fidèles tués vendredi 15 mars dans l'attaque contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise, alors que les familles réclament la restitution des corps de leurs proches.
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Rendre hommage aux victimes des attaques contre une mosquée en ville nouvelle-zélandaise de Christchurch. Photo: AFP/VNA/CVN

La coutume musulmane prévoit en effet l'inhumation du corps dans les 24 heures suivant le décès. Les médecins légistes ont dit espérer être en mesure de satisfaire les familles rapidement, tout en soulignant qu'ils devaient procéder avec précaution dans leur enquête sur le massacre.

"On fait un scan de tous les défunts, leurs empreintes sont relevées, on retire les objets qu'ils portaient ou avaient sur eux", a expliqué la médecin-légiste en chef Deborah Marshall, qui dirige l'enquête.

La Première ministre Jacinda Ardern a annoncé dimanche 17 mars que les dépouilles seraient restituées d'ici mercredi 20 mars.

Un journaliste de l'AFP a vu des ouvriers et des tractopelles à l'œuvre lundi matin 18 mars dans le cimetière de Christchurch, sans que l'on sache encore exactement quand auront lieu les premières funérailles.

Alors que la Nouvelle-Zélande essaye encore de comprendre comment le pire massacre de musulmans dans un pays occidental de l'histoire récente a pu se produire dans ce pays réputé paisible, des exemples d'actes d'héroïsme ou de pardon ont fait surface.

Dans tout le pays, un élan de solidarité interconfessionnelle a été observé, avec notamment des millions de dollars de dons et des achats de nourriture halal destinés aux victimes.

Les autorités ont également indiqué que 34 blessés demeuraient hospitalisés. Parmi eux, la petite Alin Alsati, quatre ans, entre la vie et la mort, après avoir été touchée par au moins trois balles alors qu'elle se trouvait avec son père dans la mosquée al-Nour. Son père jordanien, également blessé, avait récemment émigré en Nouvelle-Zélande.

Le nombre de morts aurait pu être encore plus élevé s'il n'y avait pas eu des actes d'héroïsme comme celui d'Abdul Aziz, un Australien d'origine afghane qui était avec ses quatre enfants dans la mosquée de Linwood quand il s'est précipité vers le tireur.

AFP/VNA/CVN

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