25/06/2018 21:01
Le Vietnam est l'un des pays les plus touchés par les changements climatiques. Ces derniers ont des impacts sur l'économie du pays. Ils menacent notamment la sécurité alimentaire, la vie des agriculteurs, la qualité et le rendement de la production.
>>Climat: mise en œuvre de plusieurs projets dans le delta du Mékong
>>Objectifs de lutte contre les catastrophes naturelles
>>L'ASEM partage leur expérience en matière d'adaptation aux changements climatiques

Le Vietnam est l'un des pays les plus touchés par les catastrophes naturelles.
Photo: Gia Thai/CVN

Les changements climatiques sont une réalité au Vietnam. Les dérèglements tels que les typhons, la sécheresse, la pénurie d'eau douce et les inondations se sont intensifiés sur l'ensemble du pays. Sans parler des conséquences désastreuses de l'augmentation des températures moyennes et du niveau des mers.

Selon le Pr-Dr Trân Tho Dat, recteur de l'Université nationale d'économie, "le Vietnam figure parmi les cinq pays en voie de développement les plus affectés par le dérèglement climatique, surtout par la montée du niveau des mers". Dans l'avenir, il est prévu que ces changements climatiques provoquent des conséquences non négligeables sur la croissance économique et la qualité de vie des habitants…, en particulier sur l'agriculture, l'aquaculture, la sylviculture et la vie des habitants défavorisés des régions reculées du pays.

Les deltas du fleuve Rouge et du Mékong subissent notamment de lourdes répercussions causées par l'intrusion saline et la sécheresse grandissante qui menacent les récoltes. Selon les statistiques, le Vietnam se classe à la 23e place parmi les 193 pays les plus vulnérables devant les impacts du changement climatique.

Sur le plan des dégâts, d'après Dara, organisation internationale qui étudie l'environnement, le réchauffement climatique pourrait causer des dommages estimés à 15 milliards de dollars chaque année, soit 5% du PIB national. Concrètement, l'élévation du niveau de la mer ferait subir des pertes de 1,5 milliard de dollars pour le secteur aquacole et de 0,5 milliard pour l'agriculture.

Si aucune solution efficace n'est trouvée pour faire face à la situation actuelle, les pertes prévues s’élèveront à 11% du PIB en 2030.

Vers une économie bas carbone

Les dégâts causés par les changements climatiques au Vietnam.
Photo: Thu Hà/CVN

Le Dr Dang Duc Anh, du Centre national d'information et de prévisions socio-économiques, fait savoir que le Vietnam est l'un des pays les plus vulnérables face aux fléaux naturels. L'élévation du niveau de la mer entraînera des changements notables du climat tels que la fréquence grandissante des orages, des inondations, des canicules, de l’intensité des crues ainsi que du débit des rivières… "Les changements climatiques ont des influences majeures sur plusieurs domaines à savoir les ressources naturelles, l'environnement, le développement socio-économique, les ressources en eau, l'agriculture et le secteur sanitaire, entre autres. Les régions côtières sont les plus touchées", déclare-t-il. 

D'après le Pr-Dr Trân Tho Dat, il reste encore beaucoup à faire dans l'édification d’une économie respectueuse de l'environnement. L'efficacité de l'utilisation d’une énergie propre dans les secteurs économiques demeure insuffisante.

Ainsi, dans les temps à venir, "le Vietnam devra prendre en compte les effets des changements climatiques dans ses politiques, stratégies et projets relatifs aux secteurs agricole, aquacole, industriel, afin de mettre en place des mesures plus efficaces. Le but final étant d'augmenter la capacité de résilience du pays aux catastrophes naturelles et de s'orienter vers une économie bas carbone", souligne-t-il.

Thu Hà Ngô/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Une visite inoubliable à Quang Ninh pour les étudiants de l’IFI

Pour édifier un environnement touristique sans tabac La 6e conférence des pays de l’ASEAN sur l’édification des villes sans tabac a été organisée mardi 20 novembre dans la ville de Hôi An, province de Quang Nam (Centre). Elle était placée sous les auspices du ministère vietnamien de la Santé et de l’Organisation mondiale de la santé au Pacifique occidental.