01/06/2014 09:51
Au Vietnam, rares sont les écrivains ou poètes qui composent dans une langue autre que la leur. La poétesse Nguyên Bao Chân est de ceux-ci.

Nguyên Bao Chân, 45 ans, a participé à de nombreuses rencontres littéraires internationales : Festival de poésie de Medellin - Colombie en 2008, Festival de Parnassus - Londres, en 2012, Festival de Paris, France, en mai 2013.

La poétesse Nguyên Bao Chân. Photo : CTV/CVN


Membre de l’Association des écrivains vietnamiens (AEV), Bao Chân est l’auteur de trois recueils de poésie : Dong sông chay (littéralement La rivière enflammée, Maison d’éditions de la jeunesse, Prix de la Fédération des associations des écrivains du Vietnam, en 1994) ; Chân trân qua vêt ret (Pied nu face au froid, Éditions de l’AEV) ; Nhung chiêc gai trong mo (Les épines en rêves ou Thorns in dreams, Éditions du monde, en 2010).

Son dernier opus est bilingue, vietnamien - anglais, et elle s’est chargée elle-même de la traduction. «Ces vers en anglais ne sont vraiment pas une traduction, mais une création. Ils sortent de mon cœur», affirme-t-elle. Thorns in dreams a été «accueilli par les lecteurs anglophones. En 2011, il a été bien vendu dans des universités des Philippines, et en 2012, en Grande-Bretagne», se félicite Bao Chân. Et de rappeler la Journée de la poésie vietnamienne du printemps 2011, au Temple de la Littérature (Hanoi), où son ouvrage a attiré l’attention de nombreux de visiteurs étrangers. «Plusieurs touristes danois, australiens et indiens l’ont acheté. J’ai ensuite reçu des courriers de certains d’entre eux et nous sommes devenus amis», s’enthousiasme-t-elle.

L’«exportatrice» de littérature nationale

Son œuvre Nhung chiêc gai trong mo (Les épines en rêves ou Thorns in dreams).

Photo : CTV/CVN

Bao Chân a su profiter d’occasions pour présenter la littérature vietnamienne à ses confrères et aux simples lecteurs, qui «sont pour la plupart loin de la connaître», selon elle. «Jusqu’à encore récemment, la littérature vietnamienne n’était jamais abordée lors des événements culturels internationaux. Loin d’être déçue, je me suis fixée la tâche de la faire retentir loin des frontières nationales».

Selon Bao Chân, à cette époque de mondialisation, d’ouverture au monde du pays, «exporter» la littérature nationale est un impératif. «En plus de manquer d’œuvres littéraires de qualité, le Vietnam manque aussi d’un bon contingent de traducteurs», estime-t-elle.

Elle ne cache pas son espoir de voir dans l’avenir plus de traductions d’œuvres littéraires vietnamiennes, et même l’apparition d’œuvres écrites directement en langues étrangères.

Nghia Dàn/CVN

 

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