17/12/2020 09:08
Premières vaccinations contre le COVID-19 "dès la dernière semaine de décembre", mais pas avant "la fin du printemps" pour la population non prioritaire : Jean Castex a dévoilé mercredi 16 décembre la stratégie vaccinale du gouvernement, en promettant la "transparence" pour susciter la "confiance".
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Une infirmière administre le vaccin de Pfizer-BioNTech à une femme au centre médical Ashford de San Juan à Puerto Rico le 15 décembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les exposés du Premier ministre et du ministre de la Santé, Olivier Véran, devant les députés ont été suivis d'un débat sans vote, avant le même exercice prévu jeudi matin 17 décembre devant le Sénat, à majorité de droite.

Conscient qu'il "ne faut pas rater ce virage" des vaccins, après avoir connu des cafouillages sur les tests et les masques, Jean Castex a expliqué conditionner le coup d'envoi de la campagne vaccinale à l'autorisation de mise sur le marché de l'Agence européenne du médicament, "attendue pour le 21 décembre", et à un avis de la Haute autorité de santé rendu "dans la foulée".

La France sera livrée "d'ici la fin de l'année" d'environ 1,16 million de doses de vaccin contre le COVID-19, a précisé le Premier ministre, puis "677.000 doses supplémentaires autour du 5-6 janvier" et "environ 1,6 million de doses en février".

La "première phase s'échelonnera sur une période de six à huit semaines, pour tenir compte du délai de 21 jours" entre les deux injections nécessaires à la vaccination, a ajouté le Premier ministre. Elle concerne "les personnes les plus âgées accueillies dans des établissements comme les Ehpad", soit environ un million de Français

Une deuxième phase concernant les personnes présentant un facteur de risque ainsi que certains professionnels de santé, environ 14 millions de personnes, doit avoir lieu autour de début mars.

"Ça n'est qu'à la fin du printemps que nous ouvrirons la vaccination à l'ensemble de la population", a encore prévenu Jean Castex, un glissement alors qu'il avait indiqué il y a deux semaines vouloir initier cette phase "à partir du printemps".

Alors que la Grande-Bretagne a déjà lancé sa campagne de vaccination et que les États-Unis l'ont fait lundi 14 décembre, l'Agence européenne des médicaments avait donné un coup d'accélérateur en annonçant mardi, sous pression de l'Allemagne, qu'elle se pencherait finalement le 21 décembre - une semaine plus tôt que prévu - sur l'autorisation du vaccin Pfizer-BioNTech.

Mais la défiance est particulièrement forte en France, où 59.361 personnes sont mortes du COVID-19 depuis le début de l'épidémie (dont 292 ces dernières 24 heures). Selon un sondage de l'agence sanitaire Santé publique France, seule la moitié (53%) des personnes interrogés en novembre veut se faire vacciner, contre deux tiers (64%) en juillet, un chiffre parmi les plus faibles au monde.
 
AFP/VNA/CVN
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